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mercredi 6 mai 2009 10:32

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Le top 5 des raisons de rester sur Myspace

Détrôné par Facebook, le réseau social Myspace est en perte de vitesse. Un nostalgique de mauvaise foi prend sa défense.

par Alexandre Hervaud

tags : réseau social , Myspace

CC Spencer E. Holtaway

La semaine dernière, le New York Times publiait un article intitulé Losing Popularity Contest, MySpace Tries a Makeover (en VF : Battu au concours de popularité, Myspace tente un relooking). On y apprend, sans surprise, que le réseau social de News Corporation (contrôlé par Rupert Murdoch), encore premier aux USA (mais plus pour longtemps) commence à perdre un peu de tout : de l’argent, des visiteurs, de la crédibilité, etc. Tandis que Facebook totalise plus de 200 millions de membres dans le monde, Myspace en compte près de 130 millions.

Myspace est donc sur le déclin en ces temps de crise où tout le monde est sur Facebook et que Twitter est clairement the next big thing, comme dirait Oprah Winfrey. Non sans mauvaise foi, jouons donc un peu la carte du contre-courant qui aime tout contredire (« mais si, je t’assure, Le Miel et les abeilles posait les bases des teenage-drama actuels, sans le Miel, pas de Gossip Girl, tu vois »). Voici donc le top 5 des raisons de rester (ou d’arriver) sur Myspace.

5) La musique

Alors oui, c’est sûr, pour écouter de la musique, Myspace est devenu quasiment aussi has-been qu’un tee-shirt « I love NY ». Deezer est plus simple pour picorer du son ou écouter un album en intégralité, et Spotify explose le réseau social en terme de qualité de son. Mais n’oublions pas pour autant que Myspace reste encore et toujours l’un des endroits pratiquement inévitable pour aller dénicher des jeunes groupes non-signés, donc indisponibles sur les plateformes légales. C’est aussi un endroit où les fans transis entretiennent la flamme de leurs idoles disparues, comme le mythique Myspace de Jeanne Calment (Screamo / Gothique / Happy Hardcore) où l’on peut réécouter à loisir sa culte Farandole.

4) La demande d’amitié avec l’explication du pourquoi

Sur Myspace, on n’a pas des followers, comme sur Twitter, mais bien des amis, comme sur Facebook. Sur le trombinoscope n°1 au monde, la plupart des utilisateurs lambda (pas toi, Loïc LeMeur !) n’ont dans leurs « amis » principalement que de « vrais » amis (comprendre des potes, mais aussi de vagues connaissances). Sur Myspace, cette notion d’intime s’estompe grandement. Principalement à cause (ou grâce) aux groupes de musique débutants qui piochent dans les « amis » de formations plus confirmées. Ainsi, s’aventurer à devenir ami de Snoop Dogg peut sans surprise vous coûter un bon lot de requêtes d’apprentis rappeurs pubères du Dakota. C’est aussi ça, Myspace. Dans un autre genre, certains jouent la carte du participatif, de l’échange, et du feedback (« écoute mon album, t’en penses quoi, dis-moi tout ») pour vous attirer dans leur réseau. On peut ne pas vouloir s’y risquer.

3) Pas, ou si peu, d’addiction

CC badjonni
Bon, ok, si vous entretenez une correspondance tendre et moite par commentaires interposés avec une conquête potentielle via Myspace, l’idée de déconnecter ne serait-ce qu’une journée pourrait vous déplaire. Mais pour un utilisateur « normal » de Myspace (contrairement aux junkies de la news qui zonent sur Twitter) rien de plus simple de déconnecter 24 heures, voire une semaine, pour ne pas dire 6 mois. A bien y réfléchir, peut-être que cette dernière phrase explique bien les soucis actuels de Myspace.

2) Gif en avatar

Ah, ils sont drôles, les néo-cool du web 2.0., avec leur avatar fixe et rachitique sur Twitter, Facebook et compagnie. Myspace, contrairement à ces deux réseaux, est une terre d’asile pour les gifs du monde entier, ici recyclés en photo de profil ad nauseam, les meilleurs comme les pires. Le mauvais goût est une notion qui n’a pas sa place sur Myspace, car c’est TON espace, tu en fais ce que tu veux, et personne n’ira se moquer de toi si ton avatar finit sur Ecrans.fr. La sélection suivante, non dénué de bonnes choses mais pouvant faire mal aux yeux, est constituée d’avatars Myspace tout frais, cueillis du matin.


1) « Merci pour l’ajout »

Chaque réseau social a son vocable, sa catchphrase, son gimmick. Sur Twitter, personne ou presque ne se risquerait à balancer un « @ecrans : merci de me follower ! ;-) » sous peine de passer pour un fieffé ringard voire un lèche-botte de première. Sur Myspace, par contre, il est monnaie courante de saluer son nouvel ami par un distingué « thanks for the add », traduisible, adaptable, et déformable à loisir. Ce merci là, quand il est sincère, réchauffe le cœur et illumine la section commentaire de votre Myspace comme un phare breton dans la nuit. Essayez de ressentir la même chose avec un vulgaire « retweet », et on en reparlera. Ci-dessous, de beaux exemples de gratitude virtuelle qui emplirent de joie votre serviteur en des temps reculés.


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