mardi 1er septembre 2009 14:01
Trailer est-il ? Adventures of Power, Bitch Slap, Second Skin...
...Live Evil, The Tournament et The Haunted World of El Supebeasto, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr
tags : documentaire , bande-annonce , fantastique , comédie , Trailer est-il ?
Adrian Grenier air-drum dans Adventures of Power - DR
Tous les lundis (ou mardis, hein), dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Réalisé par Scott Mann, qu’on soupçonne de n’avoir aucun lien de parenté avec Michael, The Tournament est un film d’action anglais basé sur un pitch simple, voire totalement con, mais a priori efficace : tous les sept ans, dans un bled paumé quelconque, a lieu Le Tournoi (c’est le titre en VF). La chose consiste en fait à réunir une trentaine d’assassins du genre experts de la mort, pour qu’ils se foutent sur la gueule sans répit. A la fin, il ne peut en rester qu’un, comme dans Highlander, sauf que le ou la gagnant(e) empoche 10 millions de dollars cash et un titre honorifique franchement plus classe qu’une banale Légion d’honneur. Au casting de cette future perle du pays de Ken Loach, on retrouve le toujours classe Robert Carlyle, dans le rôle d’un curé pris par mégarde pour un redoutable tueur. S’il veut rester en vie, le padre a intérêt à défourailler sec. Entre Wanted et Crank, on peut espérer là un actionner bourrin à souhait. Le dernier film de Rob Zombie, Halloween II, est sorti la semaine dernière aux States. Devancé par Destination Finale 4-3D au box-office et pas forcément bien reçu par la critique, il devrait malgré tout permettre aux producteurs de rentrer dans leurs frais, une troisième partie étant déjà envisagée. Sans Zombie a priori, embauché récemment pour signer le remake du Blob... D’ici là, on pourra se consoler avec son prochain délire, le film d’animation pour adulte The Haunted World of El Supebeasto, improbable histoire de lutteur mexicain loser affrontant un certain Dr Satan, qu’on imagine diabolique. Si Zombie réussit à tenir sur 1h30 la folie pure qui transpirait de son Werewolf Women of the SS, son faux trailer pour Grindhouse, ce Superbeasto devrait valoir le détour. Cheap, mal foutu... les premiers plan du trailer de ce Live Evil donnent clairement plus envie d’aller boire un café en terrasse que de voir la suite, tant la chose ressemble à une pâle version d’Aux frontières de l’Aube, le chef d’œuvre de Kathryn Bigelow que les fans de Twilight seraient bien avisés de découvrir. Mais puisqu’on n’est plus à un café près, on a persévéré, et grand bien nous en a pris, car si Live Evil reste a priori anecdotique, ça se décoince un peu au fur et à mesure de la bande annonce pour arriver à tutoyer ce petit côté « what the fuck » qui nous plaît tant. Le summum étant atteint par la réplique débilo-infanticide proclamée par un Van Helsing de pacotille qui donne son titre au présent paragraphe. Miam miam. Alors d’abord, un truc de fou : Adventures of power est une comédie écrite, interprétée et réalisée par un dénommé Ari Gold. Ouais, comme Ari Gold, LE personnage culte de l’agent taré dans la série Entourage. Et qui joue aux côté de l’ami Gold dans son premier long métrage ? Je vous le donne en mille, Adrian Grenier, la star d’Entourage ! C’est un peu comme si Roger Hanin jouait dans un film réalisé par Antoine Navarro, vous voyez le genre. Grenier fracasse ici son image de playboy avec ce look improbable dans un film qui sent bon le n’importe quoi, puisqu’il parle de ce formidable hobby qu’est le air-drumming (comme le air-guitar, mais avec des percus, donc). Le casting réserve d’autre surprises, puisqu’on y retrouve notre Jane Lynch adorée (Party Down, Role Models), Michael McKean (un des Spinal Tap !) et le revenant Steven Williams (Mr X dans X Files). Le film, du moins sa bande annonce, soulève au passage une sérieuse question : d’où vient ce revival Rush (groupe de hard rock canadien formé en 68) dans la comédie américaine contemporaine ? Non content de truster la BO de films comme Fanboys et I love you, Man (en particulier leur tube Tom Sawyer), le groupe s’invite dans les dialogues, les personnages principaux étant souvent fans de cette formation. Un groupe à redécouvrir rien que pour l’album A Farewell to Kings, sorti en 1977, avec son Xanadu de 11min05. Si d’ailleurs vous êtes fans de Rush, témoignez dans le forum et allez en paix. L’ignorance crasse de votre serviteur en matière de jeux vidéo n’étant plus à prouver, il ne s’étendra pas trop sur Second Skin, documentaire sur les adeptes de MMORPG (ou jeu de rôle en ligne massivement multijoueur pour les brêles, comme bibi). Ce qui n’enlève en rien l’intérêt du métrage, bien accueilli dans moult festivals, et que l’on a hâte de découvrir. Réalisé par Juan Carlo Pineiro-Escoriaza (ah cette manie chez les hispaniques de garder le nom de famille de maman, c’est aussi œdipien qu’énervant), le film devrait a priori nous venger de tous les reportages putassiers et réducteurs sur le jeu vidéo diffusés régulièrement sur à peu près toutes les chaînes du PAF (on sera plus conciliant avec Canal+ et Arte, et encore...). « Mieux vaut claquer du fric que du bec », disait le regretté Professeur Choron. Aucun rapport avec le film Bitch Slap, mais on cherchait une citation avec « claque » pour se la péter un peu, et c’est la moins pire qu’on ait trouvé. Bitch Slap, série B pleine de bruit, de fureurs et de mamelons en sueur, est réalisé par Rick Jacobson, prolifique metteur en scène de perlouzes Z destinés aux bacs à DVD douteux, mais également de séries TV comme Alerte à Malibu et Xena la princesse guerrière. C’est sans doute sur le plateau de cette dernière qu’il rencontra Lucy Lawless (Xena herself) et Kevin Sorbo (le Hercule pote de Xéna dans la série produite par Sam Raimi), qu’on retrouve avec plaisir dans Bitch Slap. Le film a l’air bourré de scènes d’actions absurdes tournées sur fond vert, une triste habitude post-Sin City mais qu’on espère exploitée avec une bonne dose de connerie assumée. Précédemment, dans Trailer est-il ? :
Mon curé chez les bourrins
Un Zombie animé
« God damned vampire babies ! »
C’est vraiment Rush hour
Nolife is life, lala lalala
SMACK MY BITCH UP !
Rampage, Good Hair, Tongan Ninja, L’Imaginarium du Docteur Parnassus, The Rug Cop, You might as well live
Diagnosis Death, Blood and Bone, Tormented, Dark Country, ’Gator Bait, I Sell the Dead
Hot Tube Time Machine, Dorian Gray, Birdnemic, Samurai Avenger : The Blind Wolf, High School Confidential !, Dark Moon
Love the Beast, Sasori, Triangle, Les Derniers Jours du Monde et Le Crépuscule des Magiciens
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