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lundi 8 mars 2010 17:43

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Trailer est-il ? After Life, Shank, Iron Cross, Neowolf...

Harry Brown et The Disappearance of Alice Creed, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr

par Alexandre Hervaud

tag : Trailer est-il ?

Christina Ricci et Liam Neeson jouent à cache cache dans After Life - DR

Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore...

 

Old Dirty Harry

« Vous en avez assez, hein ? Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Ben on va vous en débarrassez ». Vous avez aimez le discours, vous adorerez le film. Dans Harry Brown, premier long métrage de Daniel Barber, Michael Caine incarne le rôle titre de ce film de vengeance, ou vigilante movie, dont la première leçon pourrait être : « oui, on peut faire jouer à un acteur de 77 ans connu de la jeune génération pour son rôle de majordome à Batman un rôle de justicier dans la ville façon Bronson ». Harry Brown, a priori paisible habitant d’un quartier rempli de jeunes qui font du bruit et peur aux vieux, dégaine sa pétoire après la mort d’un bon copain à lui dessoudé par les malotrus. Et vazi que je te dégomme du dealer à qui mieux mieux, tolérance zéro mon coco. Au casting, on retrouve aussi cette fripouille de Jack O’Connel, alias Cook dans les saisons 3 et 4 de Skins, donc bien rôdé aux rôles de bad boys (revoir Eden Lake pour s’en convaincre). Le trailer laisse quand même un petit arrière goût de pourri dans la gorge, hein.

 

Croix de bois, croix de fer

Iron Cross est un premier film qui pue la mort. De par son pitch, d’une part (un flic à la retraite retrouve par hasard un homme qu’il soupçonne être l’ancien nazi responsable de la mort de ses parents pendant la Shoah, et entend bien l’éliminer). Et de par les faits réels entourant sa production : le père du réalisateur Joshua Newton est décédé pendant le tournage du film qu’il a grandement inspiré, et l’acteur principal, l’énorme Roy « chef Brody » Scheider, a également passé l’arme à gauche quelques mois plus tard, cet Iron Cross étant de facto son dernier film. Sinon, Iron Cross a surtout fait (un peu) parlé de lui pour une vague histoire de déontologie journalistique douteuse du côté de la revue professionnelle Variety, qui aurait trappé une critique négative du film sous prétexte que la production avait payé 400000$ de pubs pour tenter, en vain, d’obtenir une nomination aux Oscars pour Roy Scheider.

 

Et tu Shank, Shank, Shank...

Des jeunes qui sautent partout pour fuir de méchants gangs dans une cité incontrôlable en 2015 ? Diantre, mais l’Angleterre ne serait-elle pas en train de repomper notre Banlieue 13 national sans vergogne mais plutôt avec Kaya Scodelario, la follement jolie Effy de Skins ? So what, on va dire, d’autant que la ressemblance s’arrête au pitch, et encore. Premier long métrage (décidément, c’est la semaine) d’un certain Mo Ali, Shank sort outre-Manche le 26 mars. Au cas où le film ne sortirait pas en France, ce qui est hélas fort probable, si vous cherchez à vous le procurer d’une manière (Amazon) ou d’une autre (Bittorent), prenez-garde à ne pas confondre ce Shank avec son homonyme réalisé en 2009 par Simon Pearce, drame intimiste gay. Après, si ça se trouve, on gagne au change, mais bon, c’est toujours mieux d’être prévenu.

 

Alice au pays des emmerdes

Sans vouloir être accusé de délit de sale gueule, avouons l’évidence : l’acteur Eddie Marsan, vu récemment dans Sherlock Holmes, a une tronche totalement flippante. Sa prestation de flic pourri jusqu’à l’os dans l’épatante trilogie Red Riding en est la preuve ultime, et même dans le pourtant gentil Be Happy de Mike Leigh, Marsan foutait les chocottes en moniteur d’auto école tout chelou. Bref, c’était l’acteur parfait pour jouer un kidnappeur taré dans The Disappearance of Alice Creed, écrit et réalisé par J. Blakeson, coupable à jamais d’avoir scénarisé The Descent 2. Avec ce thriller sur fond de Syndrôme de Stolkholm qui sème la pagaille entre deux complices d’enlèvement, Blakeson semble toutefois en bonne voie pour se faire pardonner.

 

Justin illusion

Entre Justin Long et le film de genre, c’est une histoire qui marche. Citez un autre acteur de Jeepers Creepers encore actif ou visible au cinéma, pour voir. L’homme phare des pubs pour Apple (« Hi, I’m a Mac » avec son tête de bobo branleur à claquer) semble dorénavant se spécialiser dans les rôles de « boyfriend d’une fille à qui il arrive des trucs maléfiques », puisqu’après avoir jouer le petit ami gentil du Jusqu’en Enfer de Sam Raimi, le revoilà amoureux transi de la fraîchement morte Christina Ricci (morte dans le film, hein, pas en vrai). Le bien nommé After Life permettra également au futur Zeus du Clash des Titans, le toujours classe et veuf Liam Neeson, de montrer un peu son dark side déjà bien entrevu dans Batman Begins et Taken. Quant au film en lui même, on a toujours pas trop compris si c’est une histoire de fantôme, de zombie, d’hallucination ou de thriller parano, et à vrai dire, ça nous empêchera pas de dormir.

 

Bonus : Twilight’s Body

« Hey les copains hier j’ai espionné mon adolescente de fille grâce à ma toute nouvelle caméra cachée bien enfouie dans son ours en peluche géant. Non, je regarde pas quand elle se déshabille, vous êtes fous. Là, elle faisait une soirée DVD entre copines, et ces petites pépées regardaient les deux Twilight et Jennifer’s Body. Et vous savez quoi ? Elles étaient HYS-TE-RIQUE, et en plus, c’était même pas un divx, mais des dvds achetés, quoi ! Alors je me disais, si on faisait un film tout pourri tourné en 3 jours dans le désert avec des inconnus, on prend l’élément « rock band merdeux » de Jennifer’s Body, et le côté loup garou de Twilight 2, et on vend le tout en utilisant la même typographie que la saga de vampire pour pucelles, ça serait top, non ? Et on appelerait ça Neowolf ».

 

RETROUVEZ TOUS LES TRAILER-EST IL ? PAR ICI.


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