mercredi 24 février 2010 16:48
Trailer est-il ? American Grindhouse, Middle Men, Bulletface...
...8th Wonderland, Beyond Sherwood Forest et Il était une fois le diable, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr
tags : gore , geek , Trailer est-il ?
"Ôte toi de mon chemin, je suis ton maîîîîître" ou Il était une fois le diable - DR
Tous les lundis (ou mercredis, hein), dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Dans le genre « je suis fan de cinéma de genre et ma filmographie le prouve », le réalisateur Elijah Drenner se pose là. En quelques mois, l’homme a enchaîné diverses perles documentaires aux titres explicites. Florilège : Gore Gourmet : A feast 40 years in the making, Macabre : The golden age of Italian exploitation, Murder Madness and mutilation : Sleepless and the modern Italian Giallo... Le film qui nous intéresse aujourd’hui est le bien nommé American Grindhouse, qui revisite un pan entier du cinéma d’exploitation US, ces films de série B voire Z misant tout sur un (ou plusieurs) éléments vendeurs : violence, nudité, voire artifice promotionnel original (sac à vomi distribué à l’entrée des salles de cinéma de quartier) comme le rappelle John Landis (Le Loup Garou de Londres, Blues Brothers), l’un des nombreux intervenants du docu. A ses côtés, des pointures comme Joe Dante (Gremlins), Larry Cohen (Meurtres sous contrôle), William Lustig (Maniac) et ce bon vieux Herschell Gordon Lewis (2000 Maniacs !), considéré comme le pape (ou papy) du genre. Le documentaire fleure bon la nostalgie érudite d’un temps où le spectacle n’était pas uniquement sur l’écran, mais souvent dans les salles même pas toujours fréquentables des grindhouse theaters. Ah c’est pas à l’UGC des Halles qu’on retrouverait cette ambiance ! Sauf peut-être lors d’une projection de DragonBall Evolution mémorable dont quelques lecteurs d’Ecrans.fr se souviendront sans doute... Avouons-le, on n’a pas vu le dernier film de George Gallo sorti en France fin 2008. Entre son pitch et son affiche, il faut avouer que Mon espion préféré, avec Antonio Banderas et Meg Ryan, jouissait d’un potentiel d’attractivité à peu près similaire à celui d’une soirée curling aux JO de Vancouver. Tout le contraire de l’excitant Middle Men, nouvel opus de Gallo, qui aligne un casting quatre étoiles : Luke Wilson, James Caan, Giovanni Ribisi et Robert Foster, notamment. Et le pitch promet aussi, puisque le film, situé dans les 90’s, raconte l’ascension de deux geeks sur le point de faire fortune avec cette idée folle : vendre du porno sur Internet ! Qualifié par Variety de mélange entre Boogie Nights et les Affranchis (y’a pire, comme références...), le film a récemment été acheté par Paramount pour une distribution US. Rien de concret quant à une éventuelle sortie française... Avant de regarder le trailer, hébergé sans doute sans autorisation par TrailerAddict, sachez qu’il dure 5 minutes ( !!!). On peut donc plutôt le qualifier de promo reel destiné à vendre le film à de potentiels distributeurs. Sans être bourré de spoilers, il dévoile évidemment, durée oblige, pas mal d’intrigues du long métrage. À vous de voir. Alors que le Robin des Bois version Ridley Scott avec son gladiator de Russell Crowe arrive à grands pas, et que la série de la BBC a remis au goût du jour le mythe du brigand au grand cœur, voilà qu’une série B opportuniste et potentiellement fun pointe le bout de son nez avec ce troublant Beyond Sherwood Forest. Et quel nez, puisqu’en l’occurrence, celui qui nous titille un peu est celui de la mimi Erica Durance, qui incarne depuis de (trop) nombreuses saisons Lois Lane dans la série Smallville (chacun ses plaisirs coupables, on ne juge pas !). A priori aussi insupportable en Marianne qu’en partenaire de Clark Kent, Erica a toutefois belle allure dans ce délire forestier (Robin des bois versus un dragon, mais ouiiiiiii, voilà une valeur ajoutée). Pour info, Robin est incarné par un vrai Robin, à savoir l’acteur Robin Dunne, dont la filmographie est principalement constituée de suites médiocres expédiées en direct-to-dvd (Sexe Intentions 2, American Psycho 2, The Skulls 2). Vivement Beyond Sherwood Forest II, dis donc. Après un premier long passé totalement inaperçu pour l’un (Par l’odeur alléché) et plusieurs courts pour l’autre, les réalisateurs français Jean Mach et Nicolas Alberny signent avec 8th Wonderland un film d’anticipation qui, par son sujet, aura vraisemblablement un écho certain sur la Toile lors de sa sortie en avril prochain. Le film raconte en effet la création d’un pays virtuel (8th Wonderland) dont les citoyens, déçus par l’attitude de leurs gouvernements respectifs, deviennent de véritables militants actifs et efficaces par leur action groupée sur la Toile. Oui, c’est une fiction. Sauf qu’évidemment, pour avoir une histoire, il faut des rebondissements. Celui du film, c’est qu’à un moment, les motions votées par 8th Wonderland virent au réactionnaire, voire au terrorisme. D’où l’embarras des pays du monde : comment on fait pour stopper un pays virtuel ? L’idée est ambitieuse, le trailer n’est pas trop cheap, donc on croise les doigts... Au passage, vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire sur 8th Wonderland. Et n’y faîtes pas trop de bêtises, bande d’anarchistes. Albert Pyun est un véritable artisan de la série B/Z américaine, né à Hawai en 1954. Ancien assistant d’Akira Kurosawa, il a débuté sa carrière de réalisateur avec L’Epée sauvage (aka The Sword and the Sorcerer) de l’heroic fantasy fun. Parmi sa filmo, le sympathiquement nase Captain America qui hante encore les cauchemars des fans de Marvel, des films de kickboxing et autres perlouzes avec Cricri Lambert (Mean Guns). Revoilà Albert avec Bulletface, un film avec du vampire dedans mais pas seulement. Tourné en 5 jours pour 100 000 dollars, le film se veut un hommage au film noir. Sur son blog, Pyun explique « ce qui m’a plu dans le script de Randall Fontana, c’est son côté film noir de série B des années 40/50 ». Ah ouais. L’inspiration n’est pas évidente dans le trailer, mais pourquoi pas. Pour être honnête, le film récent de Pyun qui nous excite le plus (et dont on aurait bien aimé vous montrer le trailer), c’est Road To Hell, un sous Sin City avec Michael Paré, l’acteur fétiche d’Uwe Boll. Les photos de tournage sont, hum, comment dire, alléchantes. En attendant, on se contentera de Bulletface. Ils vont oser. Nanarland va oser projeter lors de sa prochaine Nuit excentrique (le 20 mars, à la cinémathèque française) la putride production française Il était une fois le diable, entre autres gourmandises déviantes. Pas de bande annonce de la chose commise en 1985 par Bernard Launois à se mettre sous les dents, mais un bel extrait très Actor’s Studio d’une mort aussi graphique que lente et absurde. C’était la perverse séance
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