lundi 14 septembre 2009 16:45
Trailer est-il ? Dirty Mind, King Crab Attack, subHysteria...
... Tetsuo : the Bullet Man, Embodiment of Evil et Van Diemen’s Land, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr
tags : bande-annonce , gore , fantastique , Trailer est-il ?
L’enfer pastel façon Embodiment of Evil - DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Snif, snif, l’Etrange Festival, c’est fini. Pendant presque 10 jours, la manifestation a rassasié les amateurs de séries B, de films fous, de perles bizarres et d’avant-premières canons (raaah, Moon... vite, une sortie française !). Parmi les très bonnes surprises de la programmation, le déjanté Dirty Mind s’impose comme un coup de cœur immédiat. Film belge — flamand, pour être précis— réalisé par Pieter Van Hees (Left Bank), Dirty Mind raconte les mésaventures de deux frères cascadeurs pour téléfilms belges, sur le point de signer un contrat avec une grosse production de Hong Kong. Diego, le jeune frère loser, remplace au pied levé son frère blessé pour accomplir une cascade risquée. Résultat : il se fend le crâne, pète les plombs et devient Tony T., casse-cou dragueur et intrépide. Porté par le génial acteur Wim Helsen venant du stand-up, Dirty Mind est un délire schyzo savoureux, deuxième volet d’une trilogie autour de « l’amour et de la douleur ». Une petite dernière et on quitte l’Etrange Festival parisien 2009 pour de bon : vendredi soir, les festivaliers assistaient médusés à un étalage non-sensique de gore onirique, de satanisme décomplexé et de sexe absurde. Un chouette programme offert par le film brésilien Embodiment of Evil, du réalisateur culte José Mojica Marins qui incarne lui-même son personnage fétiche de Coffin Joe (Zé do Caixão, en VO), sorte de boogey-man obscure déjà vu dans d’autres films du metteur en scène (L’Eveil de la bête, 1969, par exemple). Ponctué de tableaux horrifiques tout droit sortis de son esprit malade de papy du trash qui a fêté en 2009 ses 73 ans. « Hold me now, oh hold me now / Till this hour has gone around / And I gone, on the rising tide / For to face Van Diemen’s land. » Ainsi débute la courte balade Van Diemen’s Land, de U2, sur la trouble période durant laquelle les Irlandais furent envoyé en Tasmanie (appelée à l’époque Van Diemen’s Land) pour y commettre toute sorte de choses pas forcément très catholiques. Cette île australienne donne aussi son titre au premier long-métrage de Jonathan Auf Der Heide, qui évoque quant à lui l’histoire vraie du plus célèbre prisonnier australien, Alexander Perace. Accompagné par sept autre condamnés, Pearce s’était échappé en 1822 d’une prison pour se retrouver dans la nature sauvage, où, faute de KFC ouvert, les hommes s’était résignés à se dévorer entre eux pour survivre. « Seize personnes sont coincées dans une rame de métro à New York pendant plusieurs jours, sans communication avec le monde extérieur, sans espoir, sans moyen de s’échapper, et avec la sensation fatale qu’ils vont mourir ». Ouah, tu parles d’un pitch original. Oui mais voilà, subHysteria, dont on peut déjà prévoir qu’il n’attendra pas le niveau de coolitude d’un Midnight Meat Train en matière d’horreur à la sauce RATP, mise sur un ingrédient inhabituel pour vendre sa camelote : l’improvisation des acteurs. Entre Cassavettes et le Projet Blair Witch pour le côté acteurs en roue libre, donc, cette réalisation de Leonard Zelig, venu du théâtre, devrait donc s’apprécier au moins pour le côté performance. Pour le reste, on verra. En 1988, une déflagration filmique hallucinante nous parvenait du Japon. Son nom : Tetsuo. Premier long-métrage de Shinya Tsukamoto (Bullet Ballet, Tokyo Fist), Tetsuo est une bombe cyberpunk en noir et blanc granuleux qui donna lieu à une suite « bigger and louder » en 1992 : Tetsuo 2, Body Hammer. Véritable arlésienne qui donna lieu à moult fantasmes (dont un Flying Tetsuo avec Tarantino !), la deuxième suite attendue est enfin prête : Tetsuo : The Bullet Man. Présenté à la Mostra de Venise (dont les premiers échos laissent à penser que ce troisième opus est aussi barré que les précédents), Tetsuo 3 s’annonce toutefois légèrement différent en terme esthétique à en juger par sa bande-annonce plutôt crade, mais néanmoins alléchante. Découvert en avant-programme d’une séance à l’Etrange Festival, dans les gourmandises concoctées par l’équipe de Mensomadaire, King Crab Attack est un court-métrage fantastique français particulièrement taré. Présenté sous la forme d’une fausse bande-annonce de film de SF ricain des 50’s, avec ses crabes géants en guise de monstres ultimes, King Crab Attack est un délire geeko-altermondialiste savoureux réalisé par Grégoire Sivan avec Jean-Pierre Martins (vu dans La Môme). Attention, la version présenté ci-dessous n’est qu’une bande-annonce du film, lui-même faux trailer. Pour voir la chose en version intégrale, allez donc faire un tour du côté de Quend, en Picardie, le week-end prochain. King Crab Attack sera en effet projeté lors d’une des trois soirées du festival du film grolandais. On y sera ! Précédemment, dans Trailer est-il ? :
Bon esprit
Démons et merveilles
Cannibales au low-cost
Boulot, métro, impro
L’autre Iron Man
Bonus : Surimi mutant à Trouville
Macabre, The Children, La Proie de l’Auto-Stop, Meurtres sous contrôle, Assault Girls
Adventures of Power, Bitch Slap, Second Skin, Live Evil, The Tournament, The Haunted World of El Supebeasto
Rampage, Good Hair, Tongan Ninja, L’Imaginarium du Docteur Parnassus, The Rug Cop, You might as well live
Diagnosis Death, Blood and Bone, Tormented, Dark Country, ’Gator Bait, I Sell the Dead
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