lundi 25 mai 2009 17:47
Trailer est-il ? Dolan’s Cadillac, Dark House, Run ! Bitch Run !...
... The Bracelet of Bordeaux, Map of the Sounds of Tokyo et Imago Mortis, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr
tags : bande-annonce , gore , fantastique , Trailer est-il ?
Dans Dark House, une internaute surfe sur un site prise de tête - DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore...
La maison hantée recyclé « en parc d’attraction où se passent des trucs chelous pour de vrai » commence à devenir un lieu un peu trop fréquenté par les films d’horreur bon marché. Pourtant, ce Dark House nous a tapé dans l’œil par son imagerie assez originale (quoique cheap par moment), son casting (l’immense Jeffrey Combs, aka Herbert West dans la série des Re-Animator) et le côté série B horrifique assumée qui ne pète pas plus haut que son cul. On y suit les mésaventures d’un groupe de jeunes employés pour bosser dans la demeure truffée de pièges holographiques pour effrayer les visiteurs. Sauf qu’évidemment, il y a aussi d’authentiques saloperies meurtrières, sinon ce serait pas drôle. Dans le genre du vigilante movie (films de revanche, dont la personnification prendrait les traits moustachus de Charles Bronson), se trouve une sous-catégorie particulièrement appréciée des amateurs de séries B hargneuses : le rape and revenge. Comme les anglophones l’auront deviné, il s’agit d’un film dont l’histoire tourne autour d’une damoiselle malheureusement violée (si possible collectivement par une bande de méchants habillés en cuir), qui décide de prendre les armes pour se venger. Œil pour œil, gland pour gland. Le dyptique Kill Bill surfait un peu sur ce genre (l’argument viol en moins), et le fendard Run ! Bitch Run !, avec son titre hommage à Russ Meyer, suit cette mouvance, en plus fun et trash. Rien ne dit que le film sera réussi, mais la bande annonce, avec cette voix off si particulière, est un monument. (via Netsabes). Dolan’s Cadillac est l’adaptation d’une nouvelle écrite par Stephen King et publiée dans le recueil Rêves et cauchemars (1993, bien qu’elle ait été publiée à 500 exemplaires en 89 dixit Wikipedia, même si on s’en fout un peu). Le quasi-inconnu Jeff Beesley réalise cette histoire d’un homme, tout beau tout veuf, dont la femme vient d’être tuée par un caïd de Las Vegas. Niveau casting, c’est un peu Survivor : Wes Bentley tente de faire oublier Ghost Rider, Emmanuelle Laugier prouve qu’il y a une vie après le triptique infernal Smallville/Saw 4/Uwe Boll et Christian Slater donne signe de vie après l’échec de sa série TV (My Own worst ennemy). L’ensemble a malgré tout plus l’allure d’un téléfilm moyen que d’un vrai long-métrage, et aucune sortie française n’est pour l’instant prévue... Map of the Sounds of Tokyo est le nouveau long-métrage de la réalisatrice espagnole Isabel Coixet (Ma vie sans moi, Paris je t’aime). Présenté en sélection officielle à Cannes samedi dernier, il ne s’est guère inspiré la sympathie de notre collaborateur Philippe Azoury, nippophile averti, qui écrit, dans le Libé d’aujourd’hui : « le film s’inscrit vaillamment dans les annales du rien ». N’empêche, retrouver Sergi Lopez, notre Harry un ami qui vous veut du bien préféré, en vendeur de vin exilé à Tokyo, et Rinko Kikuchi (la belle de Babel) suffit à attiser notre curiosité. Amigos, amigas, je ne sais pas pour vous, mais vu d’ici, un film d’horreur espagnol par les producteurs du Labyrinthe de Pan, écrit par le scénariste de [REC], avec un des acteurs du merveilleux Jour de la Bête, ça ne se refuse pas (même si le réalisateur est un rital). Imago Mortis se déroule en milieu universitaire : un étudiant découvre une société secrète à la recherche d’un « thanatoscope », drôle d’engin qui permettrait de voir la dernière image imprimé sur la rétine d’un cadavre bien frais. Comme dans tous les films espagnols fantastiques ou presque, on retrouve Geraldine Chaplin, la fille de Charlie, toujours dans les bons coups ibériques (L’Orphelinat, Diario de una ninfómana...) Récemment, des internautes bien avisés et plusieurs sites cinéphiles ont pointé du doigt le trailer du film Gooby comme étant l’une des pires atrocités jamais commises avec une caméra. Cet pâle copie cheap du Max et les Maximonstres à venir de Spike Jonze, où cachetonne le pauvre Eugene Levy (American Pie 1 à 6 ou 7), a aussitôt engendré des remix horror, des mash-ups. Bref, un culte de nanardophiles avertis autour de cette production Monterey Media, société qui a l’air branché films pourris pour enfants puisqu’on lui doit aussi ce très catholique Bracelet of Bordeaux qui n’a a priori rien à voir avec la capitale girondine. Et pour tout dire, tant mieux. Précédemment, dans Trailer est-il ? :
Les lois de l’attraction
Une jeune fille vigilante
King of the road
Coixet kézako ?
La mort à l’œil
Bonus : Le bracelet de la villageoise
The Road, Aliens in the attic, Lune Froide, The Proposition, Demoted, Haeundae
- Gamer, Doghouse, Ninja, Burning down the House, Dark Floors, Le Spécialiste
- Soul Power, District 9, Hard Rock Zombies, Hissss, A wink and a smile, Meranteau
- Hysterical Psycho, Vampire girl vs Frankenstein girl, Home Movie, Streets of Blood, The Terminators, G-Force
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