lundi 4 janvier 2010 16:05
Trailer est-il ? Furry Vengeance, Paranormal Entity, Amer...
...Necrosis, Cellule 211 et Werewolves on wheels, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr
tags : bande-annonce , fantastique , Trailer est-il ?
Dans Werewolves on wheels, les bikers sont encore plus poilus que d’habitude - DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Youhou, c’est la rentrée, meilleurs voeux, tout ça tout ça. Tout le monde a été gâté pour Noël ? Les cadeaux souhaités (l’intégrale des Dirty Harry en DVD, un retour à Ecrans.fr, ce genre de trucs) bien reçus ? On l’espère pour vous. Du côté de Brendan Fraser, l’éternel benêt cool du ciné US, 2009 fut une année quasi-sabbatique. A part une apparition en guest star dans le gentiment naze G.I. Joe, de son pote Stephen « Momie » Summers, pas grand chose à se mettre sous la dent. Ce qui ne veut pas dire pour autant que Fraser se la coulait douce, puisque le bougre a gesticulé devant les caméras de Roger Kumble (Sexe Intentions 1 & 2). La chose s’intitule Furry Vengeance (pariez dès maintenant sur un titre français bien moisi, notre suggestion : La Fourrure de vivre). Au casting, on retrouve Brooke Shields (inoubliable dans Alice Sweet Alice et le lit d’Andre Agassi), l’hilarant Ken Juong (l’asiatique gay refoulé de The Hangover) et une tripotée d’animaux velus bien décidés à sauver leur habitat naturel. Après le semi-four de Copenhague, rien de tel qu’une bonne prout-comédie écolo pour donner bonne conscience au pays des Hummer fluo. Premier long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, Amer a tout du film de genre français casse-gueule mais diablement excitant. Sur un synopsis plutôt vague (« Ana est confrontée à la peur et au désir à trois moments clefs de sa vie. Un voyage charnel entre réalité et fantasmes oppressants où plaisir et douleur s’entrecroisent », dixit Allociné), le duo tisse un film qui transpire l’hommage au giallo, en particulier ceux de Dario Argento. Le nouveau teaser du film témoigne de cet hommage avec son visuel très inspiré, totalement assumé par les metteurs en scène. Dans le Mad Movies de décembre dernier, Forzani déclare ainsi : « pour moi, le cinéma de genre italien est un cinéma de séquences. Il y a toujours, même dans un giallo moyen, le moment de grâce absolue, le moment de bravoure qui vous fait repenser au film longtemps après ». Avec son affiche sublime aux vertus érectiles pour tout fanboy qui se respecte, on peut compter sur le film pour titiller les amateurs de cinéma de genre transalpin, d’autant que papy Argento semble avoir lâché l’affaire depuis un bon moment, hélas. On a déjà eu l’occasion de parler de The Asylum ici, cette boîte de production spécialisée dans les films de série B voire Z « inspirés » de blockbusters US (ce qui donne des titres comme Snakes on a Train, The Terminators, etc.). Le carton surprise de l’ultra cheap Paranormal Activity au box office mondial n’est évidemment pas passé inaperçu du côté de Asylum. On peut même imaginer que ce succès surprise les a sans doute agacés (« non mais je rêve, un film plus fauché que nos productions a cartonné en salles, même notre Mega Shark versus Giant Octopus a coûté plus cher que ça, la faute à Lorenzo Lamas »). Du coup, il fallait s’attendre à une réplique, qui prend la forme de ce Paranormal Entity : même histoire, même non-style visuel, même affiche ou presque. Et un profond sentiment d’ennui distillé pendant les 52 longues secondes de cette première bande-annonce. Oh le pitch gentiment frappé que voilà : Juan (c’est un espagnol, donc prononcez « rouanne », comme l’affluent rive gauche de la Corrèze) est un futur maton qui, par zèle, décide de visiter son nouveau lieu de travail (une prison, donc) la veille de son affectation. Forcément, c’est le jour qu’ont choisi les redoutables prisonniers pour organiser une sanglante mutinerie. Comme quoi les heures supplémentaires, ça porte vraiment la poisse aux fonctionnaires. Du coup, pour survivre, Juan n’a d’autre choix que de se faire passer pour un prisonnier bien vénère. Gros carton au box-office local, le film Cellule 211 a été encensé par la presse (El Pais a même titré sa critique : « Ça, c’est du cinéma, et en plus espagnol », prends-ça Almodovar). Et la bonne nouvelle, c’est qu’une distribution française est d’ores et déjà prévue, la Fabrique de Film étant sur le coup. « Allo Bob ? C’est James à l’appareil. Comment ça, James qui, mais James, bon sang, James Kyson Lee, t’es mon agent, ou bien ? Dis-donc, c’est pas que je m’emmerde à jouer Ando, l’éternel sidekick de Hiro dans Heroes, mais un peu quand même. Attends, j’suis quand même le personnage le plus relou de la série, et vu la tronche du truc depuis la saison 2, c’est beaucoup dire. Ouais, je sais, ça paye les factures. Enfin voilà, je t’appelle, j’ai rencontré un mec sympa, il s’appelle Jason Robert Stevens, et... quoi ? Ouais, c’est rigolo, son nom c’est trois prénoms, mais attends, c’est pas tout, ce mec en fait il est réalisateur, et il me propose un rôle. Ouais, dans un film ! Enfin sûrement un direct-to-dvd, faut pas pousser. Ben ça s’appelle Necrosis, ça se passe au ski, enfin à la montagne, et y’a des revenants tout crades qui viennent buter des jeunes en vacances. Ouais, t’as raison, c’est Dead Snow sans l’humour ni les nazis. Je fais quoi, j’accepte ? OK, banco. Sinon, franchement, une saison 5 de Heroes, c’est vraiment obligé ? » En manque de bikers crasseux depuis la fin de Sons of Anarchy saison 2 ? Impatients de bouffer du lycanthrope avec The Wolfman version Del Toro ? C’est Noël après l’heure pour vous, bande de veinards, grâce à ce curieux Werewolves on wheels , commis en 1971 par Michel Levesque. Étrange objet filmique que ce biker movie satanico-fantastique, bourré de scènes improbables filmées caméra à l’épaule, façon Easy Rider. On sent presque des effluves de marijuana en découvrant ce métrage farfelu, comme si les volutes de pétards fumés pendant le tournage avaient imbibé la pellicule. Faites tourner. BONUS : En cadeau (considérez ça comme vos étrennes, après on n’en parle plus), vous pouvez dès à présent voir le film Werewolves on wheels ci-dessous, c’est gratos, en intégralité et en streaming légal, grâce au site de la chaîne américaine AMC. La qualité d’image n’est pas flabistouflante, mais le film ne l’étant pas non plus, ça reste totalement acceptable. Brendan Fraser, l’ami des blaireaux
Héritiers des Argento
Paranormale avarice
Cellule sanguine
Je ne suis pas qu’un Heroooooes
Harley, bikers à vifs
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