mercredi 23 mars 2011 12:15
Trailer est-il ? Kaydara, Exporting Raymond, Fink !
tags : documentaire , comédie , Trailer est-il ? , nanar
Ici c’est pas Glee, ici c’est The JP - DR
Tous les lundis (ou mercredis, ok), dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Réalisé par les frangins Trost (Brandon et Jason) et projeté en avant première récemment au festival texan SXSW, The FP a tous les atouts du film culte, à commencer par son imagerie post-apocalyptique décadente et son pitch fou : des batailles entre clans sur fond de parties sans pitié d’un jeu vidéo de danse... Exploitant a priori une cool idée déjà esquissée dans le Scott Pilgrim de Wright, The FP (pour Frazier Park, un bled californien qui ne vend pas vraiment du rêve) aura peut-être du mal à exploiter en 90 minutes ce qui faisait déjà l’objet d’un court métrage éponyme en 2007, mais on l’attend de pied ferme (et guilleret). La recette est vieille comme la grand mère d’Hérode : prenez un film passé inaperçu ou presque à sa sortie, mais dont l’un des acteurs est devenu célèbre, puis ressortez-le sans vergogne avec un nouveau titre, une nouvelle jaquette, pour profiter de la notoriété fraîche dudit comédien. Une stratégie choisie pour exhumer le film australien Fink ! réalisé en 2005 par Tim Boyle, avec à l’affiche un certain Sam Worthington. Un combo Terminator 4/Avatar/Choc des Titans plus tard, Sammy est désormais connu comme le loup blanc à Hollywood et Fink ! peut donc revenir sous le titre Pros and Ex-cons (le jeu de mot ravira les anglophones) calibré pour une distribution direct-to-dvd : Autant dire que le trailer original avait plus d’allure : Morgan Spurlock, le réalisateur américain rendu célèbre par sa cure de Big Mac pour le grassouillet docu Super Size Me, revient avec ce que Slashfilm qualifie à juste titre de « documentaire super-meta sur la publicité ». La chose s’appelle en effet The Greatest Movie Ever Sold, et se veut être l’un des premiers films entièrement financé par la pub, qui constitue son sujet (placement de produits, sponsoring divers, etc.) Spurlock a poussé la logique jusqu’au bout en attirant une marque pour financer une bonne partie de son film, allant jusqu’à changer de titre officiel, qui est dorénavant Pom Wonderful Presents The Greatest Movie Ever Sold. Pow Wonderful, une entreprise de boisson fruitée, se paye ainsi un joli coup de com’. Pas sûr que le résultat final soit pour autant archi flatteur pour le sponsor, cela dit. On parle assez souvent par ici de fan films, d’une part parce que les résultats peuvent franchement valoir le coup d’œil, d’une autre parce qu’il y a quelque chose de fascinant à voir des réalisateurs s’impliquer pendant de longs mois (voire années !) dans des films dont l’exploitation sera forcément limitée (au Net et aux festivals, ce qui n’est déjà pas mal certes), questions de droits oblige. Les français Savitri Joly-Gonfard et Raphaël Hernandez, fans de Matrix, illustrent parfaitement la passion nécessaire pour mener à bien ce type de projet. Avec Kaydara, inspiré de l’univers de la trilogie des frères Wachowski, ces deux fondus d’effets spéciaux ont confectionné un moyen métrage de 50 minutes qui s’annonce incroyable visuellement et qui leur a pris 6 ans de production ! Pour le scénario, on jugera sur pièce lors de sa mise en ligne en mai ou au festival Mauvais Genre, à Tours, en avril. Pour info, l’émission Tracks leur avait consacré un cool reportage en octobre 2009, et les deux réals avait déjà donné dans le fan film Matrixien avec le rigolo Ratrix Hero. 9 saisons, 210 épisodes entre 1996 et 2005 et une diffusion française sur M6, puis sur Série Club, Comédie ! et sur France 3 à en croire monsieur Wikipedia : la sitcom Tout le monde aime Raymond, avec Ray Romano dans le rôle d’un journaliste sportif aux prises avec son envahissante famille, a beau avoir cartonné aux Etats-Unis (et récolté une pelletée d’Emmy Awards), elle n’a jamais acquis en France le statut de série culte auquel peut par exemple prétendre Friends (ou, dans une certaine mesure, Seinfeld). Inutile pour autant d’être fan pour apprécier le docu Exporting Raymond qui suit le créateur de la série, Phil Rosenthal, parti adapter son show en Russie. Sur un pitch similaire à la récente série Episodes de Showtime (avec Matt LeBlanc), Exporting Raymond s’annonce comme une vision hilarante des différences culturelles entre Moscou et Los Angeles, une sorte de guerre froide du rire totalement barrée. Attention, soirée exceptionnelle au cinéma Nouveau Latina (Paris, rue du Temple) ce samedi soir avec un Panic ! Cinéma qui s’intéressera cette semaine... aux bandes annonces déjantées que les lecteurs de cette même rubrique affectionnent tant ! Votre serviteur ira d’ailleurs de son petit laïus avant la projection d’une heure et demi de perles incroyables (prévue pour minuit), mais la soirée débutera dès 20h avec une trocante geek où chacun est libre de venir échanger, acheter et/ou vendre des DVD, VHS, affiches, revues, goodies et autres objets cinématographico-cultes. Et il y aura de la bière gratuite, évidemment. Pour se mettre dès à présent dans l’ambiance, voici le genre de bombe qui pourrait passer samedi soir (avec un début tristement d’actualité, hum), Raiders of Atlantis (ou Les Prédateurs du futur en VF), classique de Ruggero Deodato (Cannibal Holocaust) totalement insensé :Sexy Dance
Just fink about it
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Néo réalisme
Raymond barre de rire
Yo dawg, I heard you like trailers...
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