lundi 6 avril 2009 16:36
Trailer est-il ? Kungfu Cyborg, Mutants, Midgets vs. Mascots...
... Skeleton Crew, Eurocrime, Starcrash, la sélection hedbo de bandes annonces par Ecrans.fr
tags : bande-annonce , gore , science-fiction , geek , fantastique , Trailer est-il ?
Une parodie porno du Magicien d’Oz avec un nain dans Midgets vs Mascots- DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore...
On aurait pu vous proposer l’hilarante bande-annonce de Brüno, le futur délire de Sachan Baron Cohen (Borat). Mais la chose ayant été bloguée, mailée et twittée plus que de raison en 4 jours, autant faire dans le plus underground, tout en restant dans le même genre (en gros, le shockumentary, assemblage de vraies/fausses scènes tournées en conditions réelles). C’est le cas de ce jouissif Midgets vs Mascots, où, comme son nom l’indique, des nains doivent affronter des mascottes pour une récompense d’un million de dollars. On y retrouve Gary Coleman (Arnold sans Willie) qui joue son propre rôle, ainsi que le hardeur Ron Jeremy (déjà hilarant en super-méchant bien burné dans Captain Orgazmo) et l’ensemble a l’air tout simplement bouleversant de connerie. Imaginez un réalisateur de films gores un peu foufou qui tourne un long-métrage branché torture. Au hasard, Elie Roth (Hostel 1 et 2), clairement cité dans le trailer de ce prometteur Skeleton Crew. Imaginez également que son film soit basé sur des faits réels, dont les traces plutôt crades sont conservées dans des snuff movies tournés en 8mm. Et que, mettant la main sur ce Graal de documentation, le réalisateur enthousiaste (« c’est la meilleure recherche de pré-production de tous les temps ») s’enfile les snuff movies jusqu’à en perdre la raison et décimer tout son casting. Cela expliquerait pourquoi, à l’exception de quelques guests sympathiques, Elie Roth ne tourne qu’avec des inconnus complets dont on n’a plus de nouvelles depuis un bail. Autant vous prévenir tout de suite : le trailer de ce Kungfu Cyborg chinois signé Jeffrey Lau est en anglais, ce qui est plutôt pratique en terme de compréhension, mais assez pénible à l’oreille. Ne vous laissez donc pas influencer par ce souci linguistique, ni par l’emprunt à la bande son de Heroes dès le début du trailer, par ailleurs plutôt long. Soyez rassurés et faîtes confiance à votre serviteur, cet aperçu de KungFu Cyborg dévoile des plans de délires robotiques guerriers assez bluffants et dingues, capables de faire passer les Transformers de Michael Bay pour de simples méchants de Power Rangers. D’autant que cette bande annonce n’était pas censée atterrir sur le web, ses effets spéciaux (plutôt réussis) n’étant même pas encore finalisés ! Avant le très attendu La Horde du duo geek Dahan et Rocher, l’horreur made in France pourra compter sur les Mutants de David Morley, qui sort pile dans un mois avec une Hélène de Fougerolles paradoxalement beaucoup plus convaincante en survivante d’un monde post-apocalyptique qu’en blonde décérébrée victime de vampires (Les dents de la nuit). Le côté huis-clos horrifique dans un paysage enneigé (le film a été tourné vers Chamonix) rappelle forcément The Thing de Carpenter. La dernière fois que la France a pompé l’œuvre de Big John, son New York 1997 était recyclé en mode caillera bas du front dans Banlieue 13. Et le pire, c’est que c’était rigolo. On espère ne pas ressortir cet adjectif après la vision de Mutants. Repérée par le blog Forgotten Silver, voici la toute première bande annonce du documentaire Eurocrime, signé Mike Malloy. Sous titré The Italian Cop and Gangster Films that ruled the 1970s, le film revient, via moult extraits et interviews, sur un des genres phares de l’industrie cinématographiques transalpines, aux côtés des giallos et western spaghetti : le Poliziesco. Soit, pour les incultes, « le genre policier du cinéma d’exploitation italien, très influencé par les succès de L’Inspecteur Harry et d’un Justicier dans la ville », comme le rappelle Forgotten Silver. Amateurs de moustaches, de grosses tartes dans la face et de doublages post-synchro approximatifs (jamais de son direct en Italie, c’est une règle d’or), ce film est fait pour vous. Commis en 1978, Starcrash, le choc des étoiles, est la réponse européenne – italienne, surtout- au Star Wars de Georges Lucas. Avec beaucoup de moyens en moins mais un David Hasselhoff en plus, Starcrash entraîne ses héros dans une lutte sans merci contre le compte Zarth Ann (incarné par Joe « Maniac » Spinell), un Dark Vador du pauvre avec une très vilaine peau. Amateurs de SF kitsch, ce très bon cru sera projeté au Latina, à Paris, samedi prochain dans le cadre de l’Absurde Séance, rendez-vous des amateurs de bis qui débarque dans la capitale après avoir sévi en province depuis près de 10 ans. Enfin !
« Tabasser un nain ne me pose aucun problème »
Director’s cut
Drive by shooting
Mutants qu’il y aura des hommes
Poulets à l’italienne
Bonus : Entrons dans l’hyper-espace avec Starcrash
Précédemment, dans Trailer est-il ? :
- Zombies of Mass Destruction, Newsmakers, Taking Woodstock, Rampage, les Doigts Crochés, Quand faut y aller, faut y aller et Toxic Avenger
- Panique au village, Goemon, The Hurt Locker, Give’em Hell Malone, Reykjavik Whale Watching Massacre et The Foot Fist Way
- We are wizards, Crank 2, Pig Hunt, Drag me to Hell, We live in Public, Anvil ! The story of Anvil
- The Hangover, Pandorum, Pumaman, FAQ about time travel, Monsters from the ID et The Burrowers
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