lundi 1er mars 2010 18:05
Trailer est-il ? Mammuth, Salvage, Extreme Movie...
... Flyboys, Growth, The Joneses et Phoonk 2, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr
tags : gore , comédie , Trailer est-il ?
Une Adjani et Depardieu dans Mammuth - DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Voilà un film qui aurait clairement pu choisir un titre quasi-homonyme, troquant ainsi Growth (« croissance ») pour Gross (« dégueulasse »), tant les bestioles immondes qui y pullulent génèrent un effet parfaitement vomitif. A mi chemin entre Cabin Fever et Slither, la série B trash injustement ignorée de James Gunn, Growth est réalisé par Garbriel Cowan, dont c’est le premier film en solo, puisqu’il coréalisait en 2008 le thriller Breathing Room avec John Suits. Growth raconte l’histoire d’une expérience scientifique ratée menée à la fin des années 80 sur une île. 20 ans plus tard, une survivante de l’époque revient sur les lieux où travaillait son paternel pour revendre son ancienne bicoque. Vu comment les choses dérapent, elle aurait carrément mieux fait de passer par Particulier à particulier, comme tout le monde. On l’a vu récemment avec l’affaire Alice au Pays des Merveilles, nos voisins british sont assez friands d’expérimentations en matière de chronologie des médias. Le film d’horreur anglais Salvage sortira donc le 19 mars au cinéma et en VoD, et le 22 mars en DVD. Hum. De quoi donc parle ce film a priori hardcore signé Lawrence Gough ? D’un conteneur échoué sur la plage d’un trou paumé, d’un commando armé jusqu’au dent, d’une mère célibataire en mode Sarah Connor pour protéger sa gamine... Bref, ça sent la poudre. Non content d’avoir un casting plutôt correct (David Duchovny, Demi Moore, Amber Heard), The Joneses, premier film de Derrick Borte, est basé sur un pitch assez mordant qu’on espère ne pas voir dilué au fur et à mesure que le long métrage avance : l’histoire est celle d’une famille en apparence parfaite venue s’installer dans une bourgade ricaine. Sympas, bien habillés, cool... tout le monde apprécie les Joneses, et c’est tant mieux, car c’est un peu leur boulot ! En effet, chaque membre de la famille est en réalité un employé sans aucun lien de parenté entre eux, leur boulot consistant à faire acheter un maximum de produits à leurs amis, pardon, leurs cibles marketing. Un pitch un peu gros, certes, mais qui devrait fournir son lot de railleries contre les trendsetters, comprendre faiseurs de mode, ce qui est déjà bien. Ahah, paye ton buzz tendre demi-sel avec le bollywoodien Phoonk 2 ! Pour faire de la pub à cette suite d’un film d’horreur façon Ring que l’on n’a pas vu, les producteurs n’ont rien trouvé de mieux que de lancer une opération promo digne des meilleurs stratégies de filous de l’âge d’or des grindhouse movies. Le truc : tout spectateur qui verra le film sans avoir peur remportera 10000 dollars. Sans blague ! Pour participer, les volontaires devront aller voir seul le film en salle (en Inde, hein), du début à jusqu’à la fin du générique. Ils seront reliés à un moniteur qui relèvera leur rythme cardiaque, et une caméra infrarouge pour s’assurer qu’ils ne ferment pas les yeux ! D’après sa bande annonce, le film n’a pas l’air mémorable, mais bourré de jump scares, autant dire qu’à part à un spectateur comateux, on voit mal qui pourrait remporter les 10 000$... Affaire à suivre si on l’a pas déjà oublié demain. La lecture attentive d’un programme tv, en particulier au rayon TNT, réserve parfois de belles surprises niveau inédits en salle directement sortis en salle. Ainsi, NRJ12 se fait régulièrement pardonner de programmer autant de clips pourris via sa politique cinématographique (on y vu de belles perles comme Mega Shark vs Giant Octopus et autre The Terminators, pour ne citer que deux productions Z du studio Asylum récemment diffusées). Avec Flyboys, on passe dans le un peu plus haut de gamme mais tout aussi inédit en salle. Dans ce film situé pendant la Première Guerre Mondiale, un escadron ricain débarque au pays des bérets-baguettes. Niveau casting français, Jean Réno et Augustin Legrand incarnent des soldats français devant un James Franco (Spider-Man) casse-cou des airs. Le film, qui date de 2006, est diffusé mardi à 20h35 sur NRJ12. On se moque régulièrement dans cette même chronique des films parodiques US avec « movie » dans le titre (Epic Movie, Big Movie, etc.), généralement torchés à la va vite par des incompétents et sorti avec plus ou moins de succès par des producteur en manque de cache (oui, on parle de vous, les frères Weinstein). Pas étonnant dans ces conditions que l’on soit passé à côté de cet Extreme Movie qui semble mériter son nom, à en juger par une improbable scène dite de la couille bleue exhumée sur Twitter la semaine dernière. Film à sketch sur la sexualité des ados avec l’inévitable Michael Cera (Arrested Development, SuperBad), Extreme Movie semble valoir son pesant d’arachide niveau humour gras, et on ne ratera pas l’occasion de rattraper cet oubli dès que possible. Plus une série d’extraits qu’un véritable trailer, mais tant pis, on ne peut décemment pas zapper cet avant-goût du Mammuth des grolandais Kervern et Delépine, qui semblent revenir à un style plus cru (visuellement parlant) que ne le présageait le virage Louise Michel. Entre le choc Depardieu, sosie troublant du Rourke façon Wrestler, et un tournage en Charente-Maritime, on ne manque pas de bonnes raisons d’attendre le film, si tant est qu’on soit fan d’Aronofsky et du pays royannais comme l’auteur de ces lignes. Les hommes préfèrent les Growth
Britannique amer
Travail, famille, party
New Phoonk Generation
Envole-moi, envole-moiiiiiii
L’éducation sexuelle enseignée par une couille bleue
Bonus : Depardieu à donf sur sa Mammuth
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