lundi 23 mars 2009 17:23
Trailer est-il ? Panique au village, Goemon, The Hurt Locker...
...Give’em Hell Malone, Reykjavik Whale Watching Massacre et The Foot Fist Way, la sélection hebdo de bandes annonces par Ecrans.fr
tags : bande-annonce , geek , animation , fantastique , Trailer est-il ?
Difficile de ne pas s’enflammer devant « Give’em Hell Malone » - DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Le réalisateur australien Russel Mulcahy a une carrière atypique. De la même génération que ses compatriotes Peter Weir (Truman Show) et George Miller (Mad Max), son parcours s’avère nettement moins glorieux qu’eux. Après une carrière débutée brillamment dans le vidéo-clip (Video killed the radio stars, des Buggles, c’est lui), il épate tout le monde en 1984 avec son barbare Razorback (un sanglier géant bouffe tout dans le désert australien), et met en scène, deux ans plus tard, le premier Highlander, monument fantastique qui sera torpillé par de nouveaux épisodes inutiles versant dans le nanar. Désormais cantonné à cachetonner en tournant des suites bisseuses (Resident Evil : Extinction) parfois cantonnées au direct-to-video (Le Roi Scorpion 2), notre kangourou a semble-t-il repris du poil de la bête avec Give’em Hell Malone, polar d’époque hard-boiled avec Thomas Jane, dont le promo trailer sent la poudre. En France, on a José Dayan et Danièle Thompson, alors qu’aux Etats-Unis... « Ah non ça suffit les commentaires à deux sous où on glorifie le cinéma hollywoodien pour mieux rabaisser notre industrie hexagonale ! C’est de la démagogie ! Une ode au capitalisme effréné ! De l’anti-patriotisme, du snobisme puant ! » Ola, calmez-vous, hein. On n’a jamais dit que le pays du burger explosait à tout point de vue celui de la rillette en matière de cinéma. D’ailleurs on n’échangerait pour rien au monde notre OSS117 national contre leur Max la menace. Par contre, permettez nous de faire l’apologie de Kathryn Biglow, ex-épouse de James Cameron, réalisatrice de Point Break et du chef d’œuvre Aux frontières de l’aube. Son prochain film, The Hurt Locker, suit une équipe de démineurs en Irak, une certaine idée de job pourri. Et pendant ce temps, en France, on a José...« Ah non ça suffit ! » En 2002, les belges Vincent Patar et Stéphane Aubier mettaient au point une hilarante série d’animation en stop-motion (image par image) intitulé Panique au village. On y suivait notamment les aventures d’Indien, Cowboy et Cheval (en réalité des figurines en plastique). Cette vingtaine d’épisodes totalement barrés et disponibles en DVD pouvait compter sur la participation de guests comme Benoît Poelvoorde au casting vocal. Bonne nouvelle pour les fans : Panique au village, le film, est prévu pour cette année ! Avant la sortie française en octobre, un premier teaser annonce la couleur : c’est toujours aussi fou. Et pour avoir un aperçu du travail de fourmi nécessaire à la création de la chose, on vous conseille d’aller faire un tour sur le Flickr de l’équipe. Pas forcément ultra-calé en matière de cinéma japonais, l’auteur de ces lignes s’est quand même fait la réflexion suivante, devant la bande-annonce de Goemon : « tiens, ça ressemble à Casshern, ce film fou, sorte de Goldorak live, découvert au festival des Utopiales en 2005 ». Et ben bingo, puisque c’est le même réalisateur et scénariste (Kazuaki Kiriya) qui signe ces deux délires fantastiques nippons. Sans sous-titres ni background en japonais langue vivante, difficile d’entraver un traître mot du sujet de Goemon, mais ça a l’air de bastonner grave à coups d’épées et de pieds tout en prenant des poses héroïques sur fond vert en hurlant. Quant au titre, il ne fait sans doute pas référence au goémon épave (du breton gouesmon, Phaeophycea), autre nom donné au varech (source Wikipedia). Voilà un long-métrage qui a le bon goût de s’intituler Reykjavik Whale Watching Massacre (RWWM). Rien que le titre donne des frissons. Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’un documentaire anti-chasse aux cétacés, mais d’un film d’horreur islandais (tourné en anglais) signé Júlíus Kemp. On y suit les mésaventures d’un groupe de naturalistes près de Reykjavik (la baie des fumées, en islandais) recueillis, après le naufrage de leur embarcation, par un baleinier dont l’équipage n’a pas l’air de se limiter aux baleines niveau chasse. La photographie et l’atmosphère du film ont l’air captivantes, sans parler de l’affiche, tout simplement la plus belle vue depuis un sacré bout de temps... « La méditation, c’est super, mais à ma connaissance, ça n’a jamais sauvé quelqu’un d’un viol en bande, hein. Médite là-dessus ». Tiens, prend ça David Lynch. Voici l’une des répliques emblématiques de la connerie du personnage principal de The Foot Fist Way. Cette comédie américaine indépendante a été réalisée en 2006 par Jody Hill avec l’énorme Danny McBride dans le rôle d’un moniteur de Tae-kwon-do pas fûté. La sortie de ce film drôle et fauché avait été permise par l’intervention de Will Ferrel et Adam McKay, et toute l’équipe s’est retrouvé en 2008 pour mettre au point Eastbound & Down, la nouvelle sitcom hilarante de HBO. McBride y joue un personnage très similaire, mais en pire.« Baaad to the boooone »
Mauvaises mines
L’indien du placard
Ceci n’est pas un film sur le varech
La baie sanglante
Bonus : Lard martial
Précédemment, dans Trailer est-il ? :
- We are wizards, Crank 2, Pig Hunt, Drag me to Hell, We live in Public, Anvil ! The story of Anvil
- The Hangover, Pandorum, Pumaman, FAQ about time travel, Monsters from the ID et The Burrowers
- SexyKiller, Adventureland, War Machine, Mutant Chronicles, Ink, Big Man Japan
- Lesbian Vampire Killers, La Vague, Funny People, The Boat that rocked, Goodbye Uncle Tom et La Personne aux deux personnes
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