lundi 15 février 2010 17:38
Trailer est-il ? Scream of the bikini, Cash, Spanish Movie...
...Fired, Game of Death et Get Him to the Greek, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr
tags : gore , comédie , Trailer est-il ?
Dans Spanish Movie, Leslie Nielsen s’écoute penser - DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Sans doute exclu à jamais du faste hollywoodien depuis l’ultime et tout pourri Blade 3 (il est toujours en procès contre le studio New Line et le réalisateur David Goyer à ce sujet), sans oublier son affaire de fraude fiscale (procès également toujours en cours...), Wesley Snipes enchaîne désormais les série B d’action direct-to-dvd à intervalle régulier, tel un Steven Seagal entre deux albums de country. Dans Game of Death, Snipes joue le rôle de Marcus Jones, un garde du corps, embarqué dans une histoire dont on n’a même pas cherché à comprendre les tenants et aboutissants, du moment que ça casse des clavicules et canarde à tout va. Au casting, on retrouve cette vieille trogne burinée de Robert Davis (Profiler) et la bondissante Zoe Bell (Boulevard de la Mort), l’assurance de quelques cascades sympathiques. Le tout est signé Giorgio Serafini, qui comme son nom ne l’indique pas est belge, mais a toutefois signé moult épisodes de séries TV italiennes. Voilà un projet curieux que ce Scream of the Bikini, soit disant « proposé par la Chambre du Commerce de Bogota ». Le film est en effet présenté, dans son synopsis, comme un récit d’action et d’espionnage tourné dans les 60’s en Amérique Latine. On y suit les aventures de Bridget et Sophia, deux top models accessoirement chasseuses de prime et derniers espoirs de l’humanité contre la machination d’un grand fou assoiffé de domination mondiale. Alléchant, non ? Sauf que le film est tout récent, bouclé l’an dernier par un certain Kiff Scholl, aperçu comme acteur dans la série TV Reno 911. Bien que beaucoup plus cheap que notre fleuron franchouillard, on peut vraisemblablement s’attendre à un feeling OSS 117 à en juger par la reconstitution parodique mais fidèle des spy movies 60’s. Un PDG arrogant, des employés licenciés à tour de bras, dont la maîtresse dudit patron, le tout sur fond de crise économique... Voilà une base de départ un peu inhabituelle pour le genre de huis clos horrifique que semble proposer ce Fired signé Sajith Warrier. Dans ce long métrage made in India, le big boss détestable d’une société, resté travailler tard dans l’immeuble désert, se retrouve face à des forces surnaturelles pas totalement amicales, comme en témoigne certaines images trash proposées par cette bande annonce. Plus gore que Louise Michel, voilà sans doute le futur film préféré de Laurence Parisot, à n’en pas douter. Nicholas Stoller, réalisateur de Sans Sarah, rien ne va, met lui même en scène le spin off de sa comédie rafraichissante produite par Judd Apatow sortie en 2008. Exit (hélas) l’épatant Jason Segel, puisque ce Get Him to the Greek se concentrera sur le personnage farfelu du rocker anglais (toujours incarné par ce taré de Russel Brand). Après avoir joué le rôle (secondaire) d’un serveur dans Sarah, Jonah Hill devient ici tête d’affiche. Situé dans le milieu du music business (Puff Daddy dans le rôle d’un patron de label, ça sent très bon...), le film sera naturellement bourré de caméos (Katy Perry, Pink, Christina Aguilera et...Lars « Metallica » Ulrich). Rock’n’drôle, donc. Sean Bean (GoldenEye, Lord of the Rings) est un dieu. Sérieusement, c’est même Zeus dans Percy Jackson et le truc de tonnerre en ce moment dans toutes les salles de France. Ah, si seulement l’excellente trilogie Red Riding, sortie en catimini il y a peu, avait eu les mêmes honneurs de distribution ! Dans cette série de films anglais glauques et sombres, Bean était impérial en riche propriétaire au passé louche. L’acteur nous revient désormais dans un direct-to-dvd qui a le malheur d’être l’homonyme d’un nanar français sorti récemment, Ca$h. Une histoire bien ficelée de braquage qui tourne mal, de couples désargentés, et d’un collecteur d’argent très à cheval sur la monnaie qu’on doit lui rendre... Pourquoi seuls les américains auraient le droit de ruiner leur cinématographie contemporaine à grand coup de nanars parodiques (Epic Movie, Big Movie, Meet the Spartans, and co) s’inspirant souvent de films même pas encore sortis en salles, de pub, de télé-réalité, de paquets d’emballage de corn flakes.... C’est sans doute la question qui a agité la cabeza de certains producteurs espagnols, qui ont trouvé le concept ultime : Spanish Movie. Ce long métrage de Javier Ruiz Caldera, sorti en décembre dernier chez nos voisins, parodie les plus grands succès récents du cinéma espagnol : Les Autres, [REC], L’orphelinat, Volver, Ouvre les yeux, Mar Adentro... La parodie semble avoir plu aux cinéastes concernés, puisqu’on retrouve en guests des réalisateurs comme Alejandro Amenabar, Alex de la Iglesia et autre Jaume Balaguero ! La sorpresa ultima, c’est tout de même la participation de Leslie Nielsen, encore plus con doublé dans la langue de Cervantes. De notre côté, on attend vivement que Claude Zidi nous sorte un beau French Movie mixant Bienvenue chez les Ch’tis, Le Baltringue et la Horde. Game almost over
« Itsi bitsi tini wini tout petit petit bikini »
Virer au gore
Sans le Grec, rien ne va
La revanche de Mister Bean
Spoof from Spain
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