lundi 15 juin 2009 19:04
Trailer est-il ? The Canyon, Not Quite Hollywood, Old Dogs...
...Surviving Evil, Les Gaous, la sélection hebdo de bandes-annonces par Ecrans.fr
tags : documentaire , bande-annonce , gore , comédie , Trailer est-il ?
Dennis Hopper s’est illustré dans l’Ozploitation, donc dans Not Quite Hollywood - DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Mad Max, Razorback, Pique-nique à Hanging Rock... On ne va pas énumérer ici tous les films australiens des 70’s qui ont fait baver plus d’un amateurs de séries B hargneuses à l’époque –- et encore aujourd’hui— la liste est définitivement trop longue. Il était temps qu’un documentaire se penche sur la production australienne en matière de films d’exploitation (un genre à part entière tout simplement baptisé Ozploitation). C’est le cas de Not quite Hollywood, réalisé par Mark Hartley, qui retrace dans son film les heures les plus glorieuses de ce cinéma dont les meilleurs éléments, acteurs comme réalisateurs, ont été récupérés sans vergogne par Hollywood. Pour le meilleur (Russel Mulcahy et Highlander) comme pour le pire (Russel Mulcahy et Highlander 2). La présence de Tarantino parmi les intervenants (aux côté de Dennis Hopper, Jamie Lee Curtis, etc.) est un atout de poids, le bonhomme étant connu pour sa passion dévorante et très contagieuse du cinéma grindhouse. Yvonne Strahovski est principalement connue (surtout par les lecteurs d’Ecrans, a priori) pour son rôle de Sarah dans la série Chuck, dont la deuxième saison fort jouissive sur la fin est actuellement diffusée le dimanche par TF1. Dans The Canyon, le belle blonde délaisse la panoplie d’espion baby-sitter de geek pour le rôle d’une jeune mariée. Avec son époux tout beau tout neuf, elle opte pour une lune de miel autrement moins glamour que le farniente sur la French Riviera (la côte d’Azur, if you prefer) : un canyon. Pour y accéder, le couple est obligé de prendre un guide rencontré au comptoir d’un troquet qui se définit modestement comme « extraordinaire ». Le plus extraordinaire dans tout ça, c’est bien entendu que le trip va virer au drame avec serpents venimeux, loups affamés et conflits internes. La recette idéale du survival poussiéreux comme on les aime. Vous voulez un aveu ? Le film Bande de Sauvages (Wild Hogs), avec John Travolta, Tim Allen, Martin Lawrence et le fabuleux William H. Macy, nous avait bien fait marrer. Oh certes, l’ensemble ne volait pas très haut, mais cette comédie de bikers aux guests savoureux (Ray Liotta et Peter « Easy Rider » Fonda en tête) ne manquait pas d’humour, comme son improbable sous-titre français : « Vieux motard que jamais ». Le réalisateur de la chose refait désormais équipe avec Travolta pour la comédie Old Dogs, avec aussi Robin Williams et l’épatant Seth Green (Austin Powers, Buffy). Avouons le, le début de la bande annonce présente le film comme une énième comédie familiale niaise et consensuelle, mais vire heureusement assez vite dans le n’importe nawak relativement prometteur. A noter au générique la présence du regretté Bernie Mac, disparu en août dernier. Surviving Evil est un film d’horreur avec Billy Zane, mais ce n’est pas de là que vient l’horreur, du moins pas en particulier. L’histoire se déroule sur une île des Philippines (et non des Philippe out, comme de Villiers) , où débarque une équipe de documentaristes anglais. Très vite, ils sont menacés... blablabla... attaqués... blablabla... poursuite... fusillades. Bref, on connaît déjà le film rien qu’en voyant la bande-annonce, et le résultat sera très certainement indigent, mais force est de constater que les bestioles qui attaquent nos héros ont un côté ridiculo-ailé qui, à défaut de forcer le respect, donne malgré tout envie de voir la chose. En 2003, alors que l’auteur de ces lignes passait des vacances sans doute non méritées en Dordogne, un article dans Sud Ouest l’avait alors intrigué : une comédie française produite par Jean-Marie Poiré se tournait dans la région, du côté de Périgueux, de Thiviers, etc. Des années plus tard, au hasard d’une diffusion sur la TNT, la chose, intitulée Les Gaous et réalisée par Igor SK (un pseudonyme kubrickien), a enfin pu être vue. Quel choc. Le film marche par instant sur les traces des merveilleux Secrets Professionnels du Dr Apfelglück, mais l’ensemble est tout de même trop navrant pour tenir la comparaison et se classe plutôt à côté de Ma femme s’appelle Maurice de tonton Poiré. Il s’agit là d’un pur et simple nanar de haut vol, marqué par des guests totalement à l’ouest (dont Bigard en cul-de-jatte). Amusant de voir que moult wannabe comiques, dont le relou Max Boublil et l’excellent Laurent Lafitte, ont cachetonné dans la chose qu’on imagine enterrée au plus profond de leur filmographie interdite. Précédemment, dans Trailer est-il ? :
Les bons, ça Oz tout
Yvonne, elle est bonne
Chiens fous
Les ailes de l’enfer
Bonus : pâté de nanar à la Périgourdine
[[REC]², Offline, Confession of a Superhero, Accidents happen, It might get loud, Modus Operandi->7418]
Toy Story 3, Control Alt Delete, Razortooth, Oh ! My zombie mermaid, 77, The Goods – Live Hard, Sell Hard
Dolan’s Cadillac, Dark House, Run ! Bitch Run !, The Bracelet of Bordeaux, Map of the Sounds of Tokyo, Imago Mortis
The Road, Aliens in the attic, Lune Froide, The Proposition, Demoted, Haeundae
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