lundi 23 août 2010 16:18
Trailer est-il ? Tourist-A, Caribbean Basterds, Dark Days...
tags : gore , Trailer est-il ?
Cadrage et image bien léchés de Tourist-A - DR
Tous les lundis, dans Trailer est-il ?, Ecrans.fr vous propose une sélection de bandes-annonces diverses et (a)variées : grosses machines, séries Z, raretés et plus encore... Youpi, c’est la rentrée ! Allez, on commence par du lourd. Recevoir les louanges du cinéphage Quentin Tarantino, surtout quand votre œuvre a toujours été confinée au cercle restreint des amateurs de séries B (au mieux), voire Z (au mieux aussi), c’est l’assurance de voir sa street cred monter en flèche. Reste à savoir quoi en faire : si vous avez passé un certain âge et que vos derniers soubresauts d’activité commencent à dater (et ne sentaient déjà pas bons à l’époque), vous seriez peut-être inspiré de vous contenter de signer des autographes à des conventions diverses tout en palpant les royalties des rééditions de vos films. On pensait que ce serait l’option choisie par Enzo Castellari, réalisateur italien culte (Les Guerriers du Bronx, la Mort au Large) dont le Inglorious Bastards, ressorti en DVD il y a peu, avait inspiré à Tarantino son Inglourious Basterds. Ragaillardi par l’hommage, le père Enzo, 72 ans au compteur, est retourné derrière la caméra pour commettre Caribbean Basterds, dont le trailer évoque un mix entre la scène d’intro de Punisher, Orange Mécanique et les Vacances de l’Amour, le tout avec l’esthétique film de fesse d’une deuxième partie de soirée sur NT1. Et le pire dans tout ça, c’est qu’on a quand même envie de voir ce truc. En 1988 sortait Night of the Demons (aussi connu sous le titre Halloween Party), film d’horreur a priori sympathique de Kevin Tenney. Deux décennies plus tard, un remake est mis en chantier, et le résultat sera prochainement visible dans un direct-to-video éponyme dont la sortie est, fort logiquement, prévue pour Halloween prochain. Au casting de ce film gore et drôle, on retrouve avec plaisir le destroy Edward Furlong (le meilleur des John Connor de toute la saga Terminator), qui semble avoir perdu un peu de bide depuis sa (brillante) prestation dans le carcéral Stoic de l’ami Uwe Boll. À ses côtés, de charmantes demoiselles, du moins elles l’étaient il y a quelques années : Shannon Elizabeth (raaaaah, American Pie...), et Monica Keena (Aby dans Dawson si vous assumez, Rachel dans Undeclared si vous préférez vous la péter). Et plein de monstres assoiffés de sang, bien sûr. Tandis que David Slade est passé du côté teenage de la force en signant le dernier Twilight, figurez-vous que 30 jours du nuit, son film de vampires plutôt cool produit par Sam Raimi et tiré d’un comics de Steve Niles, se voit désormais prolongé par une suite prévue directement pour le marché vidéo. Baptisée 30 Days of Night : Dark Days, le film est signé Ben Ketai, qui avait déjà réalisé 30 Days of Night : Dust to Dust, une web série en 6 épisodes se déroulant un mois après les évènements du premier film. La série est disponible sur Hulu.com, mais seulement pour les internautes américains (et les autres assez futés pour utiliser un proxy). Si ce Dark Days a tout d’une série B assez indolore, on peut déjà s’exciter un peu sur le casting : Harold Perrineau (Lost, Matrix, Oz), Mia Kirshner (Le Dahlia Noir) et Rhys Coiro (Entourage). Ouais, c’est pas la folie non plus mais ça fera l’affaire. En attendant le potentiellement fun (ou totalement navrant) Scr4am (ouais, c’est la façon cool d’écrire Scream 4), Wes Craven revient aux affaires avec un film de boogeyman qu’il a lui-même écrit. My soul to take, c’est son nom, se passe dans un bled paumé où sept adolescents sont nés le même jour. C’est pas banal, certes, mais attendez, y’a mieux : ce jour-là, ben le méchant tueur du coin, au look de clodo hirsute (ou d’Hagrid d’Harry Potter, c’est pareil) trouvait la mort. Coïncidence ? Je ne pense pas. Brad Anderson est un réalisateur diablement intéressant, un vrai artisan du fantastique, plutôt doué aussi bien dans ses mises en scènes pour le cinéma (The Machinist avec un Christian Bale rachitique) que pour la télévision (Fringe, The Wire, un bon cru des Masters of Horror...). Si on a toujours pas vu son a priori pas top Transsiberian, on jettera un œil sur le prometteur Vanishing on 7th Street, dans lequel le rescapé de Star Wars Hayden Christensen (dont le personnage s’appelle Luke, LOL), Thandie Newton et John Leguizamo font partie des rares survivants d’un évènement chelou : les gens ont disparu, pouf pouf, il ne reste plus que leurs vêtements, et des ombres pas très rassurantes. Avec 400 €, on peut faire pas mal de trucs, genre acheter un iPad d’occaz ou aller voir 40 fois au cinéma Sexy Dance 3D. Mais si on est pas trop con et débrouillard, on peut surtout torcher un bijou de fausse bande annonce grindhouse MADE IN FRANCE MONSIEUR. C’est ce qu’a fait le réalisateur Mathieu Berthon et sa bande de potes du côté de Lyon avec ce tordant Tourist-A (les gens qui ne comprennent pas le titre n’ont jamais bu l’eau du robinet aux Canaries) et son avalanche de vomi qui peut rappeler le jouissif et bien nommé Street Trash. Ah les bâtards
Crazy Night
30 jours plus tard
L’âme sort
Anderson toujours deux fois
Bonus : Bienvenue à Vomiland
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