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samedi 8 juillet 2006 18:25

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Un « Dofus » de fous

Ankama, un petit studio indépendant du nord de la France, cartonne avec ce jeu on-line décalé, qui mixe fantastique et humour débridé. Reportage à Tourcoing avec les trois fondateurs.

par Erwan Cario

tags : jeux en ligne , univers persistants

Entièrement conçu en Flash, Dofus fait figure d’ovni. DR

Un jeu en ligne avec plus d’un million de joueurs, en passe de franchir le cap des 100 000 abonnés payants. Et plus de 1 000 nouveaux abonnés chaque jour. Un univers persistant immense où se côtoient humour débridé et créatures merveilleuses. Pourtant, une partie de la presse spécialisée s’évertue à qualifier Dofus de « petit jeu on-line ». Peut-être parce que, avec ses deux dimensions et son design cartoon aux inspirations manga, il va à rebours de la production vidéoludique actuelle. Peut-être aussi parce que sa conception en Flash, généralement utilisé pour réaliser de simples sites web, n’a rien de très next-gen. Peut-être surtout parce qu’Ankama, petit studio indépendant du nord de la France, semble sorti de nulle part.

Ankama occupe quatre bureaux au rez-de-chaussée de la ruche d’entreprises de Tourcoing, une « pépinière » comme tant d’autres. Ils ressemblent à des salles de classe en sureffectif. Passer de douze à plus de quarante employés en dix-huit mois n’a pas que des avantages. Perdus au milieu de leurs salariés, les trois fondateurs semblent se compléter à merveille. Anthony Roux, le créatif, à la tête d’une troupe de graphistes, bouillonne d’idées souvent saugrenues qu’Emmanuel Darras, le gestionnaire en charge de faire tourner la boîte, tente parfois de recadrer. Reste à Camille Chafer, le technicien, la dure tâche de les mettre en oeuvre.

« On a créé Ankama en mai 2001 dans un 15 mètres carrés à Roubaix, se souvient Emmanuel Darras. C’était à l’origine ­ et c’est toujours ­ une agence de com. Il fallait bien vivre. Mais on avait déjà l’idée d’un grand jeu vidéo, même si aucun d’entre nous n’en avait jamais réalisé. » Les comparses sont audacieux, mais ils savent rester réalistes. « On avait un complexe d’infériorité face à l’industrie du jeu vidéo. En collant aux technologies actuelles, on allait se prendre une grosse gamelle. On a donc décidé de se décaler. » Un an plus tard, direction Tourcoing. « Dès qu’un projet était bouclé, on se mettait au jeu. On développait un truc, mais on ne savait pas du tout où on allait. » Le premier prototype arrive en octobre 2003, mais n’a pas grand-chose à voir avec le Dofus d’aujourd’hui. Il s’agit d’un jeu de combat tactique au tour par tour, où les joueurs s’affrontent à grands coups d’épée et de magie. L’armature est prête. Il ne reste plus qu’à le rendre massivement multijoueur. Du jamais vu en Flash. « Je me suis battu avec les développeurs pendant des semaines pour qu’ils acceptent de tenter le coup », rigole Anthony Roux. Ils y arrivent pourtant, après avoir reçu une aide de 15 000 euros du Centre national du cinéma. Dofus voit le jour fin 2004. Les joueurs commencent à se balader sur le monde d’Amakna et découvrent les disciples d’Ecaflip, de Xelor, d’Eniripsa ou d’Osamodas (attention, anagrammes bancales inside) qui le peuplent. Les connexions augmentent vite. Et explosent quand ils décident, un an plus tard, de rendre une partie du jeu gratuite.

Pour couronner le tout, ils créent, dans la foulée, une maison d’édition. D’abord pour éditer un artbook à partir de l’univers graphique du jeu, puis un manga se déroulant sur Amakna. « On avait les fonds pour ce genre d’initiative, explique Anthony Roux. Et puis je connaissais des dessinateurs bourrés de talent qui ne trouvaient pas d’éditeurs. Il fallait qu’on le fasse ! » Emmanuel Darras, plus pragmatique : « Et puis surtout on ne dépense rien en communication vers l’extérieur. Éditer des livres nous permet de nous faire connaître, tout en gagnant de l’argent. »

Le succès efface vite les complexes d’infériorité. « En un an, le nombre de joueur a augmenté de plus de 400 %», se réjouit Emmanuel Darras. Aujourd’hui, en France, on n’est plus si loin de World of Warcraft. Et on compte bientôt attaquer le marché asiatique. » L’âge de l’incubation étant largement dépassé, ils préparent leur déménagement vers un 4 000 mètres carrés plus en phase avec leur croissance. Tout en travaillant sur deux nouveaux titres, Dofus Arena, actuellement en bêta-test, et un autre, plus secret. « Un truc énorme », nous confie Darras. Dans l’industrie du jeu vidéo, un projet est toujours « énorme ». Ankama semble encore étranger à cette regrettable coutume. Pour l’instant.


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  • Le Formidable Jeu .

    2 mars 2007 10:05, par Christophe

    Bonjour , ce jeu et FORMIDABLE , "Le graphisme , les personnages , les métode de jeu , les sorts , le drops et les équipements" Bienjouer et j’espere que vous continurez a fair encore mieux !!!

    Bonne Chances a toute l’équipes d’Ankama !!!

  • Un « Dofus » de fous

    17 février 2007 12:58, par cyrille

    bonjour,

    Dofus est un excellent jeu. j’y joue depuis environ 3 ans. Le seul bémol est que les familiers du jeu doivent être nourrit tous les jours (mais pas pour tous). Donc une nolife attitude presque obligatoire, un jeu à ne pas laisser entre toutes les mains surtout pour les mineurs qui auront beaucoup de mal à associer étude et dofus donc une surveillance des parents est nécessaire. Pour ma part, je trouve qu’il y a trop de problème de serveur et de déconnexion (mon réseau est bien configurer pourtant) > petit clin d’oeil pou les réponses que ankama me donne ^^.


 

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