Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mardi 8 février 2011 09:37

  • jeux

Un gigantesque coffre à joies

par Patrice Giunta

tag : PS3

DR

» sur le même sujet

Pad à modeler

Avec « Little Big Planet 2 », le studio Media Molecule met à jour son jeu de plateforme déjanté, boîte à outils qui laisse le joueur créer ses propres niveaux.

Et maintenant, que va-t-on bien pouvoir faire avec Little Big Planet 2 ? Un film d’horreur en noir et blanc ou une comédie musicale bollywoodienne ? Un ball-trap ou le GP de Monaco ? Un casse-briques tridimensionnel ou un tower defense psychédélique ? Déjà, avec son mode de création sophistiqué, Little Big Planet premier du nom permettait à chacun de façonner ses propres niveaux et de les mettre en ligne à l’usage des autres joueurs. Ceux-ci se sont vite emparés de cet univers de bric et de broc, gentiment régressif, avec son attachant héros transformiste : la PS3 avait enfin trouvé la mascotte qui lui manquait.

Quelque 3 millions de niveaux ont été publiés à ce jour, du moins avouable aux perles les plus inattendues. L’engouement s’est également propagé « hors jeu », sur de nombreux forums dédiés qui assurent l’aide technique, le partage des compétences, les échanges d’objets. Les fans hyperactifs proposent aussi vidéos, gazettes, événements ponctuels, voire des concours entre communautés. Si Little Big Planet fédère autant, c’est qu’il permet à chaque sensibilité de s’épanouir en élaborant sa propre vitrine intime. Un jeu intergénérationnel aussi, à l’image de cette mère de famille qui, cerise sur le goûter, mitonne régulièrement à ses chérubins des niveaux faits maison.

Ayant pris bonne note des prouesses mises en ligne par les gamers, le studio britannique Media Molecule a décidé, avec Little Big Planet 2, d’ouvrir en grand le coffre à jouets. En effet, l’arsenal de fonctions proposées rend désormais illimité le champ des possibles.

Conceptions de gameplay, mises en scène, séquences musicales, fabrication de robots : une grisante impression de toute-puissance prévaut. Si l’on retrouve dans la trousse à outils les mêmes matières et éléments de mécanique pour construire son petit monde, les nouveautés restent plus ou moins faciles à intégrer. Invention potentiellement géniale, le « contrôlinateur » offre le choix d’interagir avec les créatures ou véhicules imaginés par le joueur, en assignant à chaque bouton de la manette une action précise. Les lois physiques sont également propices aux expériences les plus folles, venant renforcer le sentiment d’omnipotence. Selon les caprices du joueur devenu dieu, les textures à disposition flottent dans les airs s’il en modifie la gravité ou l’inertie, ou bien sont détruites par réduction, liquéfaction… Nouvelle venue, la matière holographique autorise de lumineux délires.

Pas de problème, avec le tampon-sauteur, pour virevolter dans les airs, ni avec le « créateurator », ce casque rigolo duquel peut jaillir tout et n’importe quoi à volonté, rayon laser ou gélatine verte. En revanche, si, pris un par un, les nouveaux composants comme les capteurs, gyroscopes et multiprises restent basiques, c’est bien la combinaison de tous ces éléments qui rend la perspective de création vertigineuse. Car ces petits modules paramétrables peuvent être couplés sans fin dans l’élaboration de « puces », véritables circuits imprimés qui au final animeront personnages et décors au gré des souhaits du joueur avec toutefois un minimum, c’est peu dire, de logique requise.

Pour la direction artistique aussi, les gadgets sont légion. Au casting, de corvéables sackbots, marionnettes dont on programme l’intelligence artificielle et qu’on peut faire parler via un micro USB. Côté action et BO, un séquenceur pour composer ses musiques, synchroniser ou scripter ses effets spéciaux. Enfin, des caméras plus dynamiques, avec fondu enchaîné, profondeur de champ et changement de focale pour tourner des cinématiques ou carrément des films entiers, voire une saga grâce au chaînage de niveaux. Là encore, il y a de quoi veiller tard…

Paru dans Libération du 07/02/2011


Il y a 0 réaction à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

PS3 - « Inutile de préciser que cela a été une aussi grande réussite que le Minidisc »

article précédent
« Mais c’est quoi, déjà, Internet ? »
article suivant
Pad à modeler


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • réactions (0)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • « Entre le 15 mai et le 15 décembre 2011, aucun film français n’a été téléchargé sur le Web »
  • Législatives : les boulettes du vote par Internet
  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social

Lib.fr

  • En direct - Visite surprise de Hollande en Afghanistan
  • Pour Chérèque, mieux vaut aider tous les salaires que hausser le Smic
  • Géménos : Montebourg à la rencontre des Fralib
  • Egypte : les Frères musulmans se disent en tête au premier tour
  • Ceux qui divisent seront responsables en cas de défaite, prévient Dati
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008