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mercredi 18 janvier 2012 16:19

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Un seul Wikipédia vous manque... et le Guardian prend le relais

par Camille Gévaudan

tag : Wikipédia

A l’ancienne...

Comment ferait-on sans Wikipédia ? Ici, à Ecrans.fr, on a déjà visité la version francophone de l’encyclopédie une quinzaine de fois depuis ce matin, et savouré plus encore que d’habitude le bonheur de trouver n’importe quelle information, indispensable ou inutile, en une poignée de secondes. Mais en ce jour de « blackout », les Américains, les Britanniques et tous les anglophones ont moins de chance : en.wikipedia.org est en berne. Des millions d’internautes doivent être en train de s’arracher les cheveux à l’heure actuelle.

Le Guardian a eu cette idée amusante : lancer une « Guardipedia » pour répondre à toutes les requêtes d’internautes déboussolés. Mais il ne s’agit bien sûr pas de saper l’action politique de Wikipédia en proposant un site « miroir » ! Le concept est tout simplement brillant : le quotidien a chargé un de ses journalistes, Patrick Kingsley, de jouer le rôle d’une Wikipédia humaine en plongeant le nez dans son Encyclopaedia Britannica et dans son Who’s Who pour trouver ses réponses. À l’ancienne.

 

Extraits :

 

11h48 : Qui a tué JFK ?

Excellente question ! Et après 13 minutes de recherches, j’ai une réponse. En quelque sorte. Elle vient de la commission Warren, anciennement nommée « Commission présidentielle sur l’assassinat du Président Kennedy ».

La commission rapporte que les balles qui ont tué le président Kennedy ont été tirées par Lee Harvey Oswald, armé d’un fusil pointé sur la voiture depuis la fenêtre du sixième étage du Texas School Book Depository. La conclusion de la commission a été remise en question par la suite, dans de nombreux livres et articles ainsi que dans un rapport de commission parlementaire en 1979.

Voilà. J’espère que ça vous aide. Si vous voulez en savoir plus, regardez la page 501 du douzième volume ("Trudeau - Zywiec") de la quinzième édition de l’Encyclopaedia Britannica.

 

11h58 : Vous pourriez me lister les œuvres complètes de Charles Dickens dans un format pratique à copier-coller ?

J’y travaille, les gars. J’y travaille. Bougez pas.

12h13 : Si vous vous demandez pourquoi ça prend autant de temps, c’est parce que ce travail de recherche est un véritable cauchemar. Il n’y a aucun hyperlien, aucun champ de recherche — et qu’est-ce donc que ce fichu « index » ? Complètement inutile, si vous voulez mon avis.

D’ailleurs, ma tentative de déplacer toutes ces encyclopédies fut un fiasco complet. Chaque volume doit peser cinq kilos. J’ai dû les empiler sur ma chaise façon gratte-ciel, faire rouler ma chaise jusqu’à l’ascenseur, et quand l’ascenseur est arrivé au deuxième étage, tout est tombé et a bloqué le couloir. Quel boucan ça a fait...

Wikipédia (et tous les journalistes qui ont commencé à travailler avant les années 2000) : je vous salue bien bas.

12h21 : Ok, voici donc les œuvres complètes de Charles Dickens, qui est apparemment « considéré comme le plus grand romancier anglais » (et Martin Amis alors ?)

Donc : The Pickwick Papers (1837) ; Oliver Twist (1838) ; Nicholas Nickleby (1839) ; The Old Curiosity Shop (1841) ; Barnaby Rudge (toujours en 1841 — il est prolifique !) ; deux romans abandonnés en cours d’écriture, sous le titre de "Master Humphrey’s Clock" (ou un truc du genre !) ; Martin Chuzzlewit (1844) ; Dombey and Son (1848) ; David Copperfield (1850) ; Bleak House (1853) ; Hard Times (1854) ; Little Dorrit (1857) ; A Tale of Two Cities (1859) ; Great Expectations (1861) ; Our Mutual Friend (1865) ; The Mystery of Edwin Drood (1870, non fini).

Et il y a aussi les Christmas stories : A Christmas Carol (1843) ; The Chimes (1845, for 1844 [?!]) ; The Cricket on the Hearth (1846, for 1845) ; The Battle of Life (1846) ; The Haunted Man (1848).


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