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vendredi 25 juillet 2008 18:54

  • internet

La petite histoire de la baleine échouée

par Astrid Girardeau

tags : graphisme , twitter , mème

DR

Vous êtes peut-être déjà tombé sur cette illustration de baleine soutenue par des petits oiseaux rouges. Si vous savez à quoi elle correspond, il y a de grandes chances pour que vous soyez adepte de Twitter. L’image a en effet été choisie pour indiquer que le service de micro-blogging est hors service. Et les plantages de Twitter ont été suffisamment nombreux ces derniers mois pour que tous ses utilisateurs se soient retrouvés un jour en face de l’illustration de la « Fail Whale » (baleine échouée), aujourd’hui passée au statut de mème.

Mais beaucoup de gens ignorent la petite histoire derrière cette image si mignonne. Elle a dessinée par Yiying Lu, une artiste australienne originaire de Shanghai. Dans une interview à Drawn !, elle explique qu’il s’agissait en fait d’une carte d’anniversaire pour un(e) ami(e)s à l’étranger. Une façon de lui dire : « désolée, je ne peux pas traverser l’océan, mais voici une petite consolation venue de mon cœur. » Elle a mise l’image sur le site iStockPhoto où elle a été repérée et récupérée par l’équipe de Twitter pour illustrer les pannes techniques de son service. La baleine est rapidement devenue aussi célèbre que les plantages de Twitter. Mais sa créatrice, pas du tout, car le site ne la crédite nulle part.

DR

Parallèlement un site de fans, The Fail Whale Fan Club, se créait. Un jour, l’un d’eux, Tom Limongello s’est fabriqué un tee-shirt à l’effigie de la baleine. Immédiatement, les autres membres ont voulu le même. L’histoire veut que, ne voulant pas en vendre sans l’autorisation de son auteur, il a alors cherché qui se cachait derrière l’illustration, et a fini par contacter Yiying Lu pour la convaincre d’ouvrir une boutique consacrée à la baleine échouée. Elle a ainsi ouvert le Fail Whale Fairs où l’on trouve non seulement des tee-shirts de toutes les couleurs, mais aussi des badges, des cravates, des sacs, des casquettes, des tabliers, des mugs et autres tapis de souris. Depuis son ouverture, le 25 juin dernier, la boutique aurait vendue pour 4 200 dollars de marchandise selon le site Read Write Web. Elle annonce aujourd’hui travailler sur des projets pour Lancôme et Shu Uemura.

L’icône a inspiré d’autres artistes, par exemple l’austalienne Hil qui a modélisé la baleine en 3D, et réalisé une courte vidéo de la sculpture intitulée Lifting up a Dreamer, en fait le nom original de l’œuvre de Yiying Lu (ci-dessous).

Lifting up a Dreamer, ar Hil - CC


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