lundi 9 juin 2008 15:50
Warner plante Last.fm
par Astrid Girardeau
tags : musique , web 2.0 , économie
Le logo de Last.fm - DR
La semaine dernière, Warner Music Group a décidé de retirer son catalogue du service d’écoute à la demande illimitée de Last.fm. « On est en train de négocier un nouvel accord avec Warner Music Group et de travailler dur sur un service de musique en ligne plus clair. Il y a plus qu’il ne faut de musique sur Last.fm pour remplir une vie entière d’écoute », a tenté de rassurer un porte-parole du site communautaire d’écoute et de partage de musique en ligne, propriété de CBS depuis mai 2007 En janvier dernier, Last.fm lançait en grande pompe son nouveau système gratuit d’écoute illimité. Pendant la version bêta — toujours en cours — le service permet d’écouter trois fois un morceau avant l’apparition d’un message avertissant de l’arrivée prochaine d’un service d’abonnement. A terme, il doit donner accès, pour une somme forfaitaire mensuelle, à une écoute illimitée. Le service était seulement disponible aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, trois pays pour lesquels Last.fm a négocié les droits. Car pour offrir un catalogue alléchant, le site a conclu des accords avec les quatre principales majors (Universal, EMI, Sony BMG et Warner), et quelques 150 000 agrégateurs, labels et artistes indépendants. Ce qui permettait à l’un de ses fondateurs, Richard Jones, de qualifier alors Last.fm de « plus grande collection de musique légale disponible gratuitement sur le web ». Grande peut-être, mais pas assez rentable, a jugé la semaine dernière le groupe Warner, qui a décidé de marquer son désaccord en demandant le retrait de son catalogue. Cette demande concerne seulement le service d’écoute illimitée, Led Zeppelin et les autres restent toujours accessibles sur la radio du site. Le modèle économique mis en place prévoit de rémunérer la major à chaque fois qu’une de leurs chansons est écoutée, et de reverser une part des revenus publicitaires liés à l’écoute. Une rémunération insuffisante, et inférieure à ce que lui proposent Imeem et MySpace Music, a fait savoir Warner Music Group. Elle demande à Last.fm de toucher une part des revenus publicitaires de toute les pages liées à ses artistes (playlists, discussions, etc.), mais surtout que soit lancé le service annoncé, et sur lequel était basée leur négociation. « Tout le monde veut écouter de la musique, nous indiquait Grégory Jost, responsable France de Last.fm, en janvier dernier. Le défi consiste à proposer une expérience permettant de satisfaire tous les besoins des auditeurs et passionnés de musique. » Et les attentes financières des majors, aurait-il pu ajouter. Sur le même sujet :
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