lundi 5 décembre 2011 13:46
WikiLeaks : Assange ne sera pas (tout de suite) extradé
Julian Assange, le 1er décembre à Londres Photo REUTERS/Luke MacGregor
C’était censé être la procédure de la dernière chance, elle sera celle de l’avant-dernière. En reconnaissant que le cas de Julian Assange relevait de l’« intérêt public », la Haute Cour a ouvert la voie à un ultime recours devant la Cour Suprême, près d’un an après son arrestation à Londres dans le cadre d’un mandat d’arrêt lancé par la Suède pour viol et agressions sexuelles présumés. Dans un jugement complexe, la Haute Cour a refusé d’autoriser elle même l’appel, mais a estimé que le cas soulevait une question d’« intérêt public » qui devait être tranchée « le plus vite possible » par la juridiction suprême. Julian Assange à qui l’on demandait s’il était content du jugement a répondu par un simple « oui ». Ses défenseurs disposent de 14 jours pour envoyer une requête à la Cour suprême, a précisé l’avocate d’Assange Gareth Peirce. Trois juges de cette instance vont alors examiner la demande d’appel sur dossier, et rendre leur décision. « S’ils refusent la demande d’appel, c’est fini », a résumé l’avocate. Le point d’intérêt général soulevé est de savoir si un mandat d’arrêt émis par un procureur dépendant de l’Etat peut être considéré comme valide. « C’est un cas d’école », avait indiqué devant la Haute Cour Mark Summers, au nom de la défense de Julian Assange. « Le fait de savoir si un procureur peut émettre un mandat d’arrêt européen est un point de droit d’intérêt général » a-t-il fait valoir. Après quelques semaines de suspension de ses publications pour rechercher des fonds, WikiLeaks a repris la semaine dernière avec le dossier SpyFiles sur la florissante industrie de la surveillance des réseaux (lire l’article). (Source AFP)
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