Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

jeudi 30 septembre 2010 17:28

  • internet

YouTube et les artistes français : Sacem à la folie

par Alexandre Hervaud

tags : musique , YouTube , SACEM

DR

Au printemps dernier, YouTube devait faire face à une fronde des plusieurs sociétés européennes représentant les ayants droit, parmi lesquelles la Sacem. Motif du courroux en ce qui concerne la société française : le non avancement des négociations avec la plateforme vidéo de Google, débutées en 2007, pour aboutir à un accord sur la rémunération des artistes.

Plus d’un an après, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique s’affiche main dans la main avec YouTube en annonçant « la signature du premier accord avec une société d’auteurs en France pour la plateforme », valable jusqu’à fin 2012. L’accord concerne le « répertoire musical mondial, et notamment les répertoires anglo-américains des éditeurs multinationaux, ainsi que des autres œuvres gérées par la SACEM ». YouTube poursuit ainsi sa politique d’accords puisqu’en l’espace d’un an, pas moins de huit sociétés d’auteurs (en comptant la Sacem) ont pu faire affaire avec le géant de la vidéo en ligne. Parmi elles, on trouve la société britannique PRS dont le bras de fer avec YouTube avait provoqué de gros débats, même entre artistes, outre-Manche.

Difficile d’en savoir beaucoup sur la nature de l’accord annoncé aujourd’hui. L’an dernier, Catherine Kerr-Vignale, membre du directoire de la Sacem et responsable des perceptions, déclarait à Ecrans que les propositions de YouTube n’étaient pas adaptées, car fondés sur des bases forfaitaires et non proportionnelles (comprendre : la société d’auteur reçoit une somme fixe par clip, quel que soit son nombre de vues). « L’option d’un pourcentage sur les recettes publicitaires nous semble plus adaptée que celle d’un montant, même minime, perçu lors de chaque lecture », expliquait alors Mme Kerr-Vignale.

Les exigences d’alors de la Sacem ont-elles été entendues par Youtbe ? « Nous sommes liés à Google par une clause de confidentialité », nous explique Caroline Champarnaud, Directrice du Département des Droits Phonographiques et Numériques. On n’en saura donc pas plus, si ce n’est que, caractère rétroactif oblige, les auteurs (mais également réalisateurs de clips, humoristes...) devraient donc toucher des droits sur les œuvres publiées sur YouTube depuis son lancement. Un modèle jugé « innovant mais complexe » par Bernard Miyet, Président du Directoire de la Sacem.

Pour illustrer cette belle amitié franco-américaine, quoi de mieux qu’inviter dans le communiqué de presse le chouchou des stars hip-hop US, David Guetta himself, actif sur YouTube depuis 2007. La tête de gondole de l’electro mainstream y va en effet de sa déclaration optimiste : « c’est une nouvelle et grande aventure pour nous tous les artistes, et qui participe à une plus grande reconnaissance de notre travail. » Désormais, une œuvre comme One week with David Guetta (que le descriptif présente comme « filmé et réalisé par David Guetta. Musique par David Guetta »), du haut de ses 250000 vues, pourra donc financer la crème de la musique française :


Il y a 3 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

musique - Un coup de Moog

YouTube - Piano-grenouille

SACEM - « Nous sommes au début de l’industrialisation de la musique en ligne »

article précédent
Politique 0 : 13 vidéos du « spectacle de la démocratie »
article suivant
Hadopi : Le web en ordre de bataille


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Alexandre Hervaud
  • réactions (3)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Législatives : les boulettes du vote par Internet
  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine

Lib.fr

  • Egypte : les Frères musulmans se disent en tête au premier tour
  • Force Ouvrière a des doutes sur le retour de la retraite à 60 ans
  • Le ministre des Transports refuse tout départ forcé à Air France
  • CGT : Bernard Thibault va dire sa préférence
  • Concerts de casseroles au Québec contre la «loi matraque»
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008