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mercredi 7 juillet 2010 15:21

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Zoom : les micro mondes de Slinkachu

par Andréa Fradin

tags : photo , street art

« Dynamic Duo » | DR : SLinkachu

S’il nous confiait son affection pour Les voyages de Gulliver ou Chérie, j’ai rétréci les Gosses, cela nous surprendrait à peine. Il faut dire que Slinkachu est fasciné par le minuscule, le lilliputien. Déjà évoqué dans nos pages (ici et là), son travail mérite un examen à la loupe — grossissement qui s’impose tout naturellement, qui dévoile un monde d’escargots patients ou de petites figurines peints, placés dans un décor qui paraîtrait presque à taille humaine, si l’artiste anglais ne prenait la peine de situer la scène dans son référentiel d’origine : le rebord d’une canette, la bouche d’une gouttière, sur un coin de trottoir.

Little People Project

La taille n’est pas la seule préoccupation de Slinkachu. C’est aussi un prétexte pour évoquer les problématiques de la ville, de la répartition des individus dans les carrefours de béton. Dans « Little People Project », l’artiste explique ainsi que les saynettes qu’il installe puis abandonne dans les rues de Londres « reflètent la solitude et la mélancolie inhérente à la vie dans une grande ville, le fait d’être presque perdu, accablé ».

 

The High Life
 
Small Victory

 

The Lair
 

Inner city Snail

Quant à sa série d’œuvres à coquille et à antennes, plus récente (2008), Slinkachu l’assimile à un « art de rue lent », détournant au passage la police du célèbre jeu urbain GTA pour l’intitulé du projet : « Inner city Snail ».

Petite gens ou gastéropodes, même combat : couverts de graffiti ou transports en commun improvisés, les escargots interrogent également les modes de vies en ville. L’artiste anglais en profite également pour soumettre son propre répertoire à la réflexion : « “Inner City Snail” peut également être vu comme une satire de l’art urbain, explique-t-il, et, plus généralement, de notre besoin de recouvrir toute surface disponible de graffiti, de signalisation ou de publicités. »

Trouvés dans les alentours de Londres, les colimaçons ainsi grimés sont relâchés dans les rues de la capitale anglaise. Les rencontrer au détour d’une artère est donc toujours possible... si toutefois la trépidante vie urbaine ne les a pas déjà piétinés.

 

Bus Center
 

Graffiti


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