mercredi 8 septembre 2010 11:48
« Quoi transférer en 3D ? Toute l’œuvre de Russ Meyer ! »
par Didier Péron
tag : interview
© Wild Bunch Distribution
Alexandre Aja (né en 1978) se fait remarquer par les Américains avec Haute Tension (2003) un thriller horrifique tourné en Roumanie. Il part à Hollywood, où il tourne La colline a des yeux (2006) remake du film de Wes Craven, puis Mirrors (2008). Piranha 3D, son dernier opus, est actuellement sur les écrans. La première image ?
Le film (ou la séquence) qui a traumatisé votre enfance ?
Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?
Une scène qui vous hante ?
Le film que vous avez le plus vu ?
Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?
Un rêve qui pourrait être un début de scénario ?
Votre vie devient un biopic. Qui dans votre rôle ? Et qui derrière la caméra ?
Le personnage qui vous fait rêver ?
Le film que vous êtes le seul à connaître ?
Un livre que vous souhaiteriez voir adapter à l’écran ?
Le cinéaste absolu à vos yeux ?
Une réplique que vous connaissez par cœur ?
Un film à transférer d’urgence en relief 3D ?
L’acteur ou l’actrice que vous auriez aimé être ?
Dernier film vu ? Avec qui ? C’était comment ?
Regrettez-vous parfois le temps du cinéma muet ?
Un film plus nul que les autres ?
Le chef-d’œuvre dont tout le monde vous parle mais que vous n’avez toujours pas réussi à voir ?
Le cinéma disparaît à tout jamais. Une épitaphe ?
La dernière image ?
Paru dans Libération du 7 septembre 2010
Travelling avant dans un couloir en noir et blanc pour Over The Rainbow. Mon premier court métrage, mon premier « action ». J’étais mort de trouille et puis la caméra a commencé à ronronner et c’était magique.
Les Aventuriers de l’arche perdue, je suis tombé sur la scène où le visage du nazi se met à fondre. J’avais pas 3 ans, ça m’a bien marqué.
Orange mécanique mais j’ai pu lire le livre (plus violent) en attendant.
Il y en a tellement… L’épilogue de Casino sur la chanson « House of the Rising Sun », la mort de Kurtz dans Apocalypse Now, la poursuite amoureuse dans le musée dans Dressed to Kill.
La série des Angélique, marquise des anges, avec ma grand-mère chaque été à Biarritz.
Jack Nicholson dans Shining. Son sarcasme fait de son personnage un chef-d’œuvre d’humour noir. Je trouve le doublage français avec la voix de Jean-Louis Trintignant encore plus méchamment drôle.
Il n’y a pas longtemps, j’ai rêvé que je pouvais reprogrammer mon ADN et me transformer à l’infini.
Guillaume Canet, peut-être… Et derrière la caméra ? A part moi, je vois pas qui ça peut intéresser.
Maître Yoda.
Furia, mon premier long métrage (merci encore aux malheureux, amis et membres de ma famille, qui sont allés le voir au cinéma Orient-Express il y a onze ans).
La Métamorphose de Kafka.
Sergio Leone, peut-être le plus visuel de tous.
« Il n’y a pas de meilleur ami qu’une mère », Anthony Perkins dans Psychose.
Evil Dead de Sam Raimi, la Soif du mal d’Orson Welles et toute l’œuvre de Russ Meyer. Surtout l’œuvre de Russ Meyer…
Steve McQueen, Robert Redford…
Samy en 3D avec mon fils de 3 ans. C’était formidable de le voir découvrir le cinéma en relief. Comme le disent Cameron et Katzenberg, c’est peut-être la troisième révolution après le parlant et la couleur.
Jamais ! J’aime trop le bruit et la fureur.
Piranha II de James Cameron. Avec des piranhas volants qui attaquent une plage en Italie. Un des plus gros nanars de tous les temps, si mauvais qu’il en est culte.
L’Au-Delà de Lucio Fulci. La honte quand on est un fan du genre.
« To be continued. »
Le flash blanc quand la pellicule décroche dans la caméra. Une autre manière de mourir.
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