Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mardi 15 février 2011 16:07

  • internet

Wikipédia : si Versailles m’était ouvert

par Camille Gévaudan

tag : Wikipédia

Photo Marc Vassal, CC BY SA

Les uns sont des experts professionnels, les autres des amateurs passionnés, mais tous œuvrent dans le même intérêt : partager la culture et diffuser la connaissance. Le château de Versailles et les wikipédiens ont décidément tout à gagner à travailler ensemble. Ils en auront une formidable occasion dans les six prochains mois, grâce à un partenariat audacieux établi entre le monument historique et l’association Wikimédia France, qui soutient et promeut l’encyclopédie Wikipédia et ses projets frères. Le château accueillera dans ses murs un étudiant en médiation culturelle, chargé de tisser des liens entre professionnels et internautes.

Laurent Gaveau, directeur adjoint de l’information et de la communication du château de Versailles, a découvert le brillant principe du « wikipédien en résidence » lors des Rencontres Wikimédia auxquelles il a assisté à Paris, début décembre 2010. La seule expérience de ce genre a été imaginée l’an dernier par le British Museum, qui a accueilli l’Australien Liam Wyatt au sein de son équipe pendant un mois. Concours de rédaction d’articles, visite « backstage » réservée aux wikipédiens, mise en relation d’internautes et de conservateurs du musées... Autour d’une poignée de mini-projets et événements spéciaux, le musée britannique a fait un premier pas vers une communauté qu’il connaissait très mal.

Wikipédiens en visite spéciale au British Museum. Photo Fæ, CC BY SA

Laurent Gaveau « était très partant pour tenter quelque chose avec l’association » sur le même modèle, explique Adrienne Alix, présidente de Wikimédia France. Et sa cible a rapidement été désignée : le second wikipédien en résidence sera Benoît Evellin, étudiant en médiation culturelle et spécialiste ès-monuments historiques, dont l’intervention aux Rencontres Wikimédia fut particulièrement appréciée.

« Benoît fera son stage sous la direction de Versailles et non de Wikimédia France, précise Adrienne Alix, mais nous inscrivons son action dans un partenariat plus global afin d’apporter notre aide matérielle et humaine dans ce projet. » A Toulouse, l’an dernier, l’association avait envoyé plusieurs wikimédiens bénévoles photographier les collections préhistoriques du Museum, avec du matériel professionnel et dans des conditions de prise de vue exceptionnelles, spécialement mises en place à leur intention.

L’étudiant s’est installé hier au château de Versailles, et y restera non pas 5 semaines — comme pour le British Museum — mais 6 mois, profitant de son stage de fin d’études pour approfondir l’expérience et tenter d’établir une relation plus durable entre les deux entités. Parmi les pistes à explorer, il s’agira de « sensibiliser les publics et les équipes du Château au fonctionnement et à l’intérêt des projets Wikimédia », de « recenser les articles existants » sur tout ce qui a trait au château de Versailles (œuvres d’art, figures historiques, événements liés...) afin, si possible, d’« animer une communauté de contributeurs pour améliorer ces articles ». Il faudra écrire les textes, les relire et les faire relire par les conservateurs experts, mais aussi et surtout les illustrer avec des photos et vidéos réutilisables à volonté, sous licence Creative Commons. Bref, « travailler ensemble à libérer des contenus culturels issus des richesses de Versailles ».

On reviendra sur ce partenariat très prochainement pour suivre de près les (forcément) bonnes idées qui en naîtront.

Sur le même sujet :

- Les partenariats très GLAM de Wikimédia
- À la rencontre de Wikimédia


Il y a 5 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

Wikipédia - Wikipédia au secours de la recherche ?

article précédent
Le mec derrière Omar Souleimane
article suivant
Presse : Apple aux abonnés présents


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Camille Gévaudan
  • réactions (5)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Législatives : les boulettes du vote par Internet
  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine

Lib.fr

  • Egypte : les Frères musulmans se disent en tête au premier tour
  • Force Ouvrière a des doutes sur le retour de la retraite à 60 ans
  • Le ministre des Transports refuse tout départ forcé à Air France
  • CGT : Bernard Thibault va dire sa préférence
  • Concerts de casseroles au Québec contre la «loi matraque»
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008